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lundi 12 avril 2010

Miquel Miret: "La Reynard Sloting Plus sera prête en juin!"

Paliers autocentrés, tresses non salissantes, jantes alu sans inserts, en à peine quatre ans Sloting Plus s'est créé une réputation d'originalité et de rigueur. Derrière cette réussite se cache un homme, Miquel Miret. Pour SlotracingPlanet, il parle de la Reynard que sa marque s'apprête à lancer sur le marché.

Comme pour nombre de sloteurs, la passion de Miquel Miret pour le circuit routier remonte à l'enfance et à un premier circuit Scalextric reçu à l'âge de dix ans. Après une longue période d'abstinence, il retombe dans le bain en 1996, alors que le slot connaît une véritable résurrection en Espagne grâce aux marques Fly et Ninco. Pendant dix ans, l'entrepreneur espagnol va fréquenter le club local de Riudoms et participer aux course qui y sont organisées. S'il pilote volontiers, son vrai intérêt va à la préparation des voitures. A tel point qu'en 2006, Miquel Miret lance sa propre marque de pièces racing, Sloting Plus. La suite de l'histoire est connue. Aujourd'hui, à l'instar de Slot.it ou NSR avant lui, l'équipementier espagnol se lance dans la production d'une voiture complète. Le choix du modèle s'est porté sur la Reynard 2KQ LMP675. Miquel Miret en dévoile les secrets en exclusivité pour SlotracingPlanet.


Miquel Miret, l'homme qui se cache derrière Sloting Plus. SLOTING PLUS

SlotracingPlanet: Pourquoi le choix de la Reynard 2KQ, qui n’est tout de même ni la plus sexy ni la plus populaire des voitures de course?
Miquel Miret:
C'est une voiture qui m'a toujours plu personnellement. En outre, l'équipe Sloting Plus voulait rendre hommage à Adrian Reynard, un constructeur injustement méconnu. Quant à savoir si la voiture est "sexy", cela dépend des goûts.


Avec cette reproduction fidèle de la 2KQ (les photos montrent un prototype),
Sloting Plus a voulu rendre hommage à Adrian Reynard
. SLOTING PLUS

En quoi cette voiture bénéficiera-t-elle du savoir technologique de Sloting Plus?
Nous avons visé trois objectifs: qualité, performance et simplicité. La qualité, d'abord, a toujours été l'objectif premier de Sloting Plus. Avec cette voiture, nous avons essayé d'unir les compétences de l'industrie chinoise en matière de modélisme et nos propres compétences en matière de pièces de slot (la partie mécanique sera produite en Espagne, les éléments de carrosserie en Chine. NDLR). Pour ce qui est de la performance, nous avons évidemment essayé de faire au mieux, mais sans pour autant sacrifier la fidélité de reproduction. Nous avons donc respecté l'échelle 1/32 ainsi que l'esthétique du modèle original. La voiture sera en outre proposée avec un cockpit muni d'un pilote digne de ce nom. La mécanique intégrera quant à elle certaines de nos pièces racing existantes. Nous avons cependant veillé à ce que la simplicité soit au rendez-vous. Bien que la configuration anglewinder soit inspirée de la compétition, nous avons voulu faire une voiture accessible au plus grand nombre. Le châssis est certes innovant avec son support moteur flottant intégré, mais il est simple à utiliser. Le moteur aussi a été choisi pour être facilement exploitable tout en disposant d'une puissance suffisante (le moteur Speed 2 qui équipera la Reynard revendique 25'000 trs/min sous 14,8 volts. NDLR).

Simplicité et performance: le châssis de la Reynard est fidèle au crédo de Sloting Plus. SLOTING PLUS

Peut-on déjà avoir une estimation du prix et de la date de disponibilité en magasin de cette Reynard? Sera-t-elle distribuée en Suisse?
Notre Reynard devrait normalement faire son apparition dans le courant du mois de juin. Pour le prix public, cela dépendra des distributeurs et des magasins. En tout cas, nous espérons fortement qu'elle sera largement visible dans les boutiques afin que les clients en ait une vision exacte. En Suisse, elle sera distribuée H+T Motor Racing.

Y aura-t-il plusieurs livrées?

La première sera celle de la Reynard à moteur VW engagée par le team Noël del Bello aux 24 Heures du Mans 2003.
Logiquement, une décoration unique ne serait pas viable. Il y aura donc d'autres livrées. Ce d'autant plus que nous voulons que nos modèles puissent être collectionnés le cas échéant. Nous n'excluons en outre pas de commercialiser une version en kit avec carrosserie non peinte.

Avez-vous déjà d’autres voitures en projet?

Toute entreprise sérieuse a des projet. Leur réalisation dépend ensuite de plusieurs facteurs...


Propos recueillis par François Tardin

mercredi 18 novembre 2009

Louise Valkenborgh: "C'est aux hommes qu'on remet les coupes"

Qui a dit que les femmes ne savaient pas tenir une gâchette? Louise Valkenborgh, sloteuse belge de 53 ans au palmarès bien étoffé, est la parfaite illustration de l'hérésie de cette affirmation machiste. Interview.

Deuxième du concours de carrosserie, quatrième de l'endurance ALMS GT, Louise Valkenborgh n'a pas amusé le terrain lors des Championnats du monde d'endurance 2009 qui se sont déroulés à la fin juillet à Toronto, au Canada. Cette employée des transports en commun liégeois consacre une partie de son temps de loisirs au circuit routier. Participant à plusieurs grandes compétitions internationales, elles est également très présente sur la scène belge. Éclectique, Louise pratique tant à l'échelle 1/32 qu'au 1/24. Elle narre ses expériences slotistiques sur un ton très rafraichissant sur le blog Slot-Idées-c-ici. Cette plateforme lui permet d'exposer, pour reprendre ses propres termes, la "vision pas objective du tout d'une nana toujours aussi perdue dans l'univers du Slot Racing". Rencontre.


Louise Valkenborgh: "Je me suis mise au slot avec mon fils, puis j'ai continué lorsqu'il a arrêté". Slot-Idées-c-ici

SlotracingPlanet: Comment t’es-tu mise au slot ?
Louise Valkenborgh: Lorsque j'étais enfant, il y avait chez mes parents un train électrique et un circuit Scalextric. C’est donc tout naturellement que je jouais avec mes frères. La vie étant ce qu’elle est, avec l’adolescence, les études, l’entrée dans la vie active, la création d'une famille, la maternité, etc, cette activité, qui était avant tout un jeu d'enfant, est passée aux oubliettes durant un temps. C’est bien des années plus tard, à l’occasion d’un grand vide-grenier chez mes parents, que le circuit Scalextric a atterri chez moi. Mon fils a rapidement accroché. Je me suis mise sérieusement au slot en l'accompagnant aux réunions d’un club de la région liégeoise. Lorsque mon fils a arrêté le slot, de mon coté j'ai continué un peu en faisant quelques courses chaque année. Avec l'arrivée d'internet, les choses ont pris une autre ampleur. Je me suis mise à animer un blog et un jour, un sloteur de Bruxelles m'a proposé de venir participer à une course 1/24 à Wezembeek.

A
s-tu des problèmes à te faire respecter dans ce milieu assez masculin ?
Lors de cette première course, j'ai découvert des personnes extraordinaires, vraiment sympathiques. C’était des gens fréquentant le club Merlijn à Wezembeek, des vieux de la vieille qui avaient connu les hauts et les bas du slot belge et qui connaissaient mon blog. L'accueil a donc été extraordinaire et l'ambiance formidable. Rien de tel pour mordre à l’hameçon et attraper le virus du slot! Sur le plan personnel, je n'ai donc pas vraiment eu de problèmes à m'intégrer dans le milieu. Cela dit, comme dans tous les autres domaines dans lesquels il y a un enjeu sportif, ce sont les hommes qui mènent la barque. Ainsi, lorsque je participe à des courses d'endurance dans des teams mixtes, c'est en général aux pilotes masculins que l'on remet le trophée lors de la remise des prix! Cela peut sembler un détail anodin mais il me semble que cela révèle tout de même un certain état d'esprit.


Cette Sauber réalisée par Louise a été engagée au 24 Heures 1/24 de Wezembeek 2009. Slot-Idées-c-ici

Quelle place occupe cette activité dans ta vie?
Le circuit routier ne me prend pas énormément de temps. Il m’arrive même de rester plusieurs jours, voire plusieurs semaines sans toucher ou piloter une voiture. Mais en règle générale, je consacre entre une demi-journée et une journée par semaine au slot. Naturellement, lors des semaines précédant les compétitons, il m'arrive d'y consacrer jusqu'à quatre ou cinq soirées d'affilée. Mais comme je ne fais pas beaucoup de courses, cela n’est pas très astreignant.


Tu pratiques tant le 1/24 que le 1/32. A quelle catégorie va ta préférence ?

J’aime les deux. Ce sont le plaisir de rouler lorsque la voiture va bien et surtout l’ambiance qui m'importent. Si j’accorde ma préférence au 1/24, c’est essentiellement parce qu’il y a plus de choix pour la réalisation des voitures - les décorations par exemple - et aussi simplement parce que c’est la catégorie de la fédération IMCA, qui bénéficie des plus belles infrastructures, notamment de très beaux circuits en bois.


Tu es très pointilleuse sur la qualité de tes peintures. Qu’est-ce qui est le plus important pour toi : gagner la course ou le concours de carrosserie ?

C’est la question piège (rires) car l’idéal, c’est les deux: gagner la course après avoir gagné le concours d’élégance (grands éclats de rire). Plus sérieusement, pour moi c’est le concours d’élégance qui compte le plus. Mais comme dit en riant, c’est aussi bien de gagner la course. Le principal reste cependant le plaisir d’avoir fait une belle voiture et de la voir rouler convenablement pendant la course. Si ce plaisir est partagé par mes équipiers lors d’une course d’endurance, alors je pense que le résultat est atteint. Et s’ils prennent du plaisir à piloter, c’est que la voiture est bien construite, ce qui se solde en général par une bonne place au classement final de la course.

Les deux montures pilotées par Louise aux Worlds de Toronto de juillet 2009:
la Ferrari a terminé deuxième du concours de carrosserie. Slot-Idées-c-ici

Pour terminer, quels sont tes prochains projets dans le domaine du slot ?
Je vais encore faire quelques belles courses cette année avec le matériel 2009 qu’il me reste. Mais je suis déjà tournée vers 2010 et le nouveau championnat d’Europe protos OEPS. Ce sera ma première expérience dans la construction d’un proto, une Lola LMP ALMS en l'occurence. C’est le grand objectif de cette année 2010! Pour ce qui est des autres courses, les différents calendriers 2010 ne sont pas encore connus. Il est donc difficile de planifier des projets. J’espère qu’il n’y aura pas trop de concordances de dates entre les différentes organisations, que ce soit en 1/24 ou en 1/32.

PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOIS TARDIN

jeudi 6 août 2009

Olivier Demoget: "Le moment est venu de relancer la FFSR!"

Olivier Demoget, dans un communiqué diffusé avant-hier soir, a annoncé son intention de relancer la Fédération Française de Slot Racing (FFSR), inactive depuis 2004. Interview.

Qui mieux que ce Rouennais d'adoption de 43 ans pour s'atteler à une tâche d'une telle envergure! L'homme est un rassembleur né. Pluridisciplinaire, il est à l'origine de plusieurs initiatives d'ampleur nationale. Ainsi, lorsqu'Yves Welter Senior s'est retiré de l'organisation du Championnat d'Europe Davic, provoquant la mort de la compétition, c'est lui qui, en 2007, a décidé de relancer la machine en créant un Championnat de France d'Endurance Davic comptant quatre manches sur tout le territoire hexagonal. Olivier Demoget a en outre été l'un des artisans majeurs de la création de l'ACR 276, devenu depuis l'un des clubs les plus actifs de France. Son plus grand revers reste jusqu'ici son impuissance à empêcher que la FFSR, dont il avait été élu Président quelques mois plus tôt, ne s'endorme d'un profond sommeil en 2004. Mais l'homme n'est pas du genre à rester sur un échec. Une assemblée générale extraordinaire a donc été agendée au 5 décembre 2009, afin d'élire un nouveau bureau et de relancer enfin cette Fédération moribonde. Celle-là se tiendra dans les murs du club de Saint Etienne du Rouvray.

SlotracingPlanet: Pourquoi relancer maintenant la Fédération, après cinq ans d’inactivité ?

Olivier Demoget: Lorsque j'ai pris les rênes de la Fédération, je ne pensais pas que les pistes en bois et les clubs affiliés allaient disparaître dans les mois suivants. Avec l'effondrement des pistes bois et des clubs, la Fédération, qui ne s'était jamais occupée du plastique - faute de produit digne de ce nom à l'époque il faut le reconnaître - s'est endormie d'un profond sommeil. C'est alors que le système Davic est arrivé. J'y ai tout de suite trouvé un intérêt fantastique pour les courses. Étant pluridisciplinaire, je ne voyais aucun inconvénient à orienter mon pilotage vers les pistes en plastique. En fréquentant le milieu du plastique, j'ai alors connu différents moments forts. Tout d'abord feu le "Squash Montmartre", où j'ai découvert le virus du digital avec le Davic, puis le Championnat d'Europe de Davic, le développement des magasins, en particulier "Slot and Go", le lancement de la revue "SlotBuzz", la renaissance du club de la région rouennaise, etc. Au cours de ces évènements, j'ai rencontré des sloteurs qui m'ont donné envie de relancer la machine. Le moment est donc venu de lui-même.

Quels seront les buts de cette nouvelle Fédération ?
Le but d'une fédération, c'est de... fédérer. Plus facile à dire qu'à faire! Car fédérer, c'est aussi accepter des décisions de bureau qui sont prises par les clubs adhérents pour tous. Et ainsi les appliquer. Cela peut vite être considéré par les clubs comme une ingérence dans leur fonctionnement. Mais en y allant doucement et en restant consensuel, je pense pouvoir orchestrer quelques décisions significatives concernant le calendrier, la force des régions, l'aide à la création de clubs, et bien sûr l'organisation de quelques manifestations de niveau national et international. Mais le premier objectif sera de rassembler une équipe motivée pour avancer sur certains sujets, et que les clubs y trouvent un intérêt en retour.

Le programme de l’AG extraordinaire du 5 décembre 2009 est-il déjà défini?
Le programme sera précisé avant la fin du mois d'août. Mais on peut imaginer que l'élection d'un bureau est primordiale. Les personnes de bonne volonté pourront trouver une mission au sein de la nouvelle Fédération. Une fois la bestiole administrative relancée, l'équipe se mettra en action. De plus, comme c'était la tradition du temps de l'ancienne FFSR, l'AG s'accompagnera d'une Coupe de France Vitesse Digitale, qui se déroulera sur deux jours, les 5 et 6 décembre, au club de l'ACR 276.

Comment les différents présidents de clubs doivent-ils s'y prendre pour y participer ?
Deux possibilités s'offrent à eux. Il ont le choix d'être présent lors de l'AG du 5 décembre, ou de se faire représenter. Actuellement, les statuts font que la Fédération est une Association de Loi 1901, dont les membres sont les clubs adhérents, qui payent une licence. Mais comme personne n'a versé un centime depuis plusieurs années, de facto personne ne doit avoir de droit de vote. Il faut donc tout reprendre à zéro, en étant présent ou en manifestant son désir de participer au titre d'un club.

Continueras-tu à t’occuper de la coordination du Championnat de France Davic, en plus de ton rôle éventuel au sein de la nouvelle FFSR?
Si je suis élu, ma priorité sera de m'occuper de la Fédération. Ensuite, l'équipe décidera qui s'occupe de quoi, et donc qui organise le Championnat de France d'Endurance Davic. Pour ma part, j'aimerai qu'il continue sur ce format de quatre courses, une par trimestre, et qu'il retrouve une diversité de régions. En effet, cette année Puyloubier n'a pas eu de salle pour organiser sa manche. C'est dommage car l'épicentre du championnat est l'ouest/nord ouest. Si l'on pouvait retrouver une bonne variété de circuits, ce serait super!

PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOIS TARDIN