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vendredi 15 octobre 2010

McLaren-Mercedes MP4/24 Tamiya 1/10 RC: brillante réplique

Il aura fallu patienter plus de 10 ans pour voir Tamiya reproduire une nouvelle F1 McLaren au 1/10. L'attente prend fin avec la MP4/24 de 2009.

On le sait, il n'y aura de McLaren-Mercedes MP4/24 réaliste au 1/32 ni chez Scalextric, ni chez Carrera. Heureusement, il y en aura une au 1/10. Plus de 10 ans après la fabuleuse MP4/13 championne du monde 1998 de Mika Hakkinen sur châssis F103, Tamiya s'apprête à commercialiser une reproduction de la MP4/24 de 2009, cette fois-ci basée sur le nouveau F104. La belle vient d'être présentée officiellement dans le cadre du Tokyo Hobby Show. Pas de moteur Mabushi FF pour la propulser, mais un bon vieux Johnson 540. Pas de poignée pour la mettre en mouvement, mais une télécommande.

La MP4/24 sur châssis F104 succède à la MP4/13 sur base F103. TAMIYA

Deux victoires
Mal née, la MP4/24 avait tout de même permis à Lewis Hamilton de remporter deux courses en fin de saison dernière grâce au KERS - système de récupération d'énergie cinétique en bon français - très performant développé par Mercedes. Heikki Kovaleinen, le second pilote de l'équipe, n'était quant à lui pas parvenu à exploiter cet avantage et avait été condamné à végéter en milieu de peloton durant toute la saison. La planche de stickers fournie dans le kit - car rappelons-le, les carrosseries Tamiya sont livrées non montées et non décorées - permettra malgré tout de reproduire au choix l'une ou l'autre voiture du team ainsi que le casque de son pilote. Tout comme la Ferrari F60 précédemment sortie sur le même châssis, la McLaren-Mercedes MP4/24 brille par son réalisme. Flaps aérodynamiques, flasques de jantes, peinture chromée, le moindre détail de la monoplace originale est respecté. Une fidélité de reproduction impressionnante pour une carrosserie en lexan. Avec cette MP4/24, la gamme F104 s'enrichit d'un quatrième modèle, puisqu'en sus de la Ferrari F60 déjà mentionnée, le nouveau châssis F1 de la marque aux deux étoiles peut aussi revêtir les habits de la mythique Lotus 79 de 1978 ainsi que de la plus obscure Wolf WR1 de 1977. Cette vitalité confirme l'intérêt retrouvé des amateurs de voitures radiocommandées électriques à l'échelle 1/10 pour la catégorie reine du sport automobile.

Lotus 79 (en h.) ou Wolf WR1 (en b.), le F104 peut aussi revêtir deux robes de F1 des seventies. TAMIYA

François Tardin

jeudi 7 janvier 2010

La résine, le matériau du futur?

Tandis que les ventes de modèles statiques au 1/43 continuent à baisser, les fabricants de miniatures délaissent progressivement le traditionnel zamac pour la résine, dont les avantages sont multiples.

Comme dans le domaine du circuit routier, la tendance dans le modélisme statique est actuellement aux grandes échelles. Les constructeurs automobiles, principaux mandataires des fabricants de modèles réduits pour les besoins de leurs catalogues de produits dérivés, l'ont bien compris et se retirent progressivement du marché du 1/87. Le secteur du 1/43 n'en est pas encore là, mais les quantités de moins en moins importantes que lui commandent les constructeurs l'obligent à opter pour des procédés de fabrication moins coûteux et plus flexibles. C'est ainsi qu'une deuxième révolution est en train de se produire dans le petit monde du modélisme statique. La première avait été amenée par la firme allemande Minichamps, qui avait été pionnière dans la mise à profit des phénoménales capacités chinoises pour produire à coût raisonnable des modèles très détaillés au 1/43. L'on sait les répercutions qu'a eues par la suite cette initiative sur le modélisme en général et sur le slotracing en particulier, avec les récentes délocalisations de Le Mans Miniatures, de Ninco ou encore de FlySlot. Aujourd'hui, c'est une deuxième révolution qu'est en train de connaître le 1/43, et qui pourrait elle aussi avoir à terme des répercutions sur d'autres branches de l’économie modélistique. La demande de miniatures au quarante-troisième diminuant de manière constante depuis plusieurs années, et s'orientant vers des produits moins standardisés, l'outillage traditionnel de la plupart des fabricants, élaboré pour la production de modèles en zamac - l'alliage de zinc, d'aluminium, de magnésium et de cuivre utilisé pour la confection de la plupart des miniatures diecast - s'avère trop lourd. En effet, pour rentabiliser cet outillage, les fabricants sont amenés à produire de trop grosses quantités, ce qui engendre une surproduction que le marché n'absorbe plus. Face à cette réalité, un nouveau matériau est en train de s'imposer: la résine.

Plus de réactivité
Cette dernière offre deux avantages. D’une part, sa mise en production étant moins complexe que celle du zamac, les quantités nécessaires à la rentabilisation de l’outillage sont bien moins importantes. D’autre part, la résine offre aux fabricants de miniatures un surplus de réactivité salvateur: de la collecte des données nécessaires à la reproduction à l’arrivée en magasin du modèle réduit, moins de six moins sont nécessaires. C’est un atout essentiel pour rester attractif auprès des constructeurs automobiles, qui souhaitent souvent lancer le modèle réduit en même temps que la voiture originale. Exemple de cette impatience chez Audi: "Nous voulions une réplique de notre A4 DTM 2009 pour la finale du Championnat à Hockenheim, soit environ six mois après la présentation de la voiture échelle un", a confié un responsable de la marque aux anneaux au magazine allemand "Modell Fahrzeug". Grâce à la résine, cette prouesse a été possible. Le label Minimax, filiale de Spark - un fabricant né au début du millénaire pionnier dans l'utilisation de la résine pour la grande série - a ainsi chipé le contrat de reproduction de l'Audi A4 DTM à Minichamps. La résine a permis à Minimax de reproduire finement les détails de l'aérodynamique toujours plus complexe des voitures de course modernes, désormais impossible à restituer en zamac sans faire exploser les coûts.

Moins de six mois ont été nécessaires à Minimax pour reproduire l'Audi A4 DTM
2009. Une prouesse rendue possible par la résine. AUTOHAUS GRAUPNER

D'autres marques n'ont pas tardé à emboîter le pas à Spark. Ainsi Egidio Reali, patron des firmes Looksmart et MR Collection, s'est fait une spécialité des modèles de petite série en résine. "Les ventes de modèles réduits au 1/43 continuent à baisser. Cela n'a plus de sens de produire en métal. La résine est la solution". Celle-ci présente l'avantage de pouvoir s'adapter à des commandes très spécifiques. C'est ainsi que, en vertu d'un contrat liant MR Collection à Ferrari, chaque voiture sortant de l'usine de Maranello se voit reproduite à l'identique - couleur et équipement - au 1/43. La miniature est offerte comme cadeau au propriétaire de l'originale. Bref, la résine semble devoir s'imposer rapidement comme le nouveau matériau de base pour la fabrication de modèles réduits. Cette révolution ne fait cependant pas que des heureux. En effet, pour certains modélistes, la gravure des miniatures en zamac est plus pure et moins sujette aux bavures que celle de leurs homologues en résine. Tous les passionnés ne s'entendent cependant pas sur cette question.

Et si Racer avait raison?

Dans le domaine du slot, on le sait, la plupart des petits artisans font déjà confiance à la résine. Mais jusqu'ici, dans la grande série, le plastique reste le matériau le plus utilisé. Toutefois, comme c'est le cas pour le zamac, la mise en production des modèles en plastique est longue et coûteuse. U
n employé de chez Scalextric qui s'est récemment exprimé sur Slotforum a ainsi confié que le développement d'une voiture nécessitait au bas mot une année. Ce procédé de fabrication impose en outre la commercialisation de très grosses quantités ou de nombreuses redécorations pour rentabiliser les moules. A tel point que les passionnés se retrouvent submergés de livrées, tandis que les moules inédits se raréfient. La marque qui a poussé le plus loin cette logique, Fly Car Models, avec ses dizaine de redécorations qui garnissaient les stocks d'invendus des détaillants, en a fait les frais et a dû déposer son bilan. La crise n'ayant pas arrangé les choses, d'autres constructeurs semblent menacés, à commencer par Spirit, Power Slot et Sloter. Même les majors comme Scalextric et SCX voient leurs ventes baisser. Tandis que la seconde ne cesse d'augmenter ses prix pour compenser le manque à gagner, la première vient d'en annoncer une réduction. Quelle est la meilleure stratégie? L'avenir le dira. Il n'en demeure pas moins que dans ce contexte morose, ce sont les petits constructeurs qui semblent le mieux s'en sortir. Le Mans Miniatures et Racer disposent ainsi actuellement de gammes plus riches qu'elles ne l'ont jamais été et continuent à présenter des nouveautés à une cadence élevée, au moment où les constructeurs "plastique" tournent au ralenti. Racer et Le Mans Miniatures, qui produisent des voitures en résine...

François Tardin

lundi 28 décembre 2009

La Mercedes 300 SLR Coupé Scalextric élue voiture de l'année...

... par les lecteurs de la revue "Modell Fahrzeug". Un choix motivé par des critères esthétiques, et manifestement aussi quelque peu patriotiques.

Comme chaque hiver, les lecteurs du magazine allemand ont désigné leurs modèles réduits préférés de l'année. Le "Leserwahl 2009" (littéralement, le "choix des lecteurs") ne comptait pas moins de vingt-deux catégories, dont l'une était bien sûr réservée au slot. Dans cette dernière, c'est la Mercedes 300 SLR Coupé Uhlenhaut Scalextric qui l'a emporté, devant la Ford Capri RS 3100 de Carrera
et l'Audi Quattro S1 de Revell, à l'issue d'un vote basé sur des critères esthétiques. Au delà de ça, l'on remarquera que tous ces modèles ont un lien étroit avec l'Allemagne: soit la voiture originale était germanique, soit le constructeur qui l'a reproduite l'était. Rien d'étonnant cependant à la veille du revival de Seconde Guerre mondiale que s'apprête à vivre la F1 en 2010, avec l'affrontement entre les pilotes allemands du team Mercedes GP et ceux britanniques de l'écurie McLaren.

La Mercedes 300 SLR Uhlenhaut Scalextric s'impose dans la catégorie "Slotracing". SCALEXTRIC

Deutschland über alles
A noter que chaque année, un prix est décerné au "Modell des Jahres". Aucune voiture de slot ne s'est jamais imposée dans cette catégorie suprême et comme souvent, c'est une miniature statique au 1/18 de la marque de prestige CMC qui a raflé la mise. Naturellement, la firme CMC, si elle fabrique en Chine, est ... allemande. Il n'en demeure pas moins que ses productions présentent une finesse rarement égalée à cette échelle. La lauréate 2009, la Ferrari 156 F1 Dino "Sharknose" de 1961, ne déroge pas à cette règle. Tout dans ce modèle réduit assemblé à la main respire l'amour du détail. Reste que cette précision extrême se paie au prix fort: comptez au bas mot 220 Euros pour vous procurer cette miniature d'exception!

La Ferrari 156 de CMC remporte le titre très convoité de "Modellfahrzeug des Jahres". CMC

François Tardin

dimanche 27 décembre 2009

La Mercedes SLS AMG bientôt au 1/18

Grâce à Minichamps, la descendante de la mythique 300 SL à portes papillon aura bientôt droit à une reproduction très détaillée à l'échelle 1/18.

L'industrie automobile n'aurait-elle plus d'avenir? Au delà de la profonde remise en question que cette celle-là doit conduire pour se rendre compatible avec les objectifs de sauvegarde de la planète, l'on peut légitimement se demander si la branche automobile a encore les capacités d'imaginer celles qui seront les légendes de demain. Car actuellement, il semble qu'elle soit tout juste en mesure de réinventer son glorieux passé. C'est ainsi que les présentations les plus médiatisées récemment ont été celles de modèles d'inspiration rétro évoquant plus ou moins fidèlement des ancêtres prestigieuses. VW Beetle, Mini, Fiat 500, les exemples ne manquent pas. Dernier avatar en date de cette stratégie marketing passéiste, la Mercedes SLS AMG, célébration moderne de la cultissime 300 SL à portes papillon. Présentée à L'IAA de Francfort en septembre, la voiture a tant fait parler d'elle qu'elle peut être considérée comme l'évènement automobile de l'année 2009, n'en déplaise aux ferraristes et à la très discutable 458 Italia. Comme tous les modèles de la gamme de la marque à l'étoile, la SLS aura droit à des répliques aux échelles 1/43 et 1/18. Minimax et Schuco ont été mandatés pour la reproduction au 1/43, tandis que Minichamps a empoché le contrat pour le 1/18. Si le modèle réduit qui découle de cet accord ne sera disponible qu'au début 2010, la revue allemande "Modell Fahrzeug" a déjà pu shooter un prototype très avancé de la bête. Les clichés sont prometteurs et révèlent une reproduction très réaliste, qui se distingue par ses portes papillon ouvrables laissant entrevoir un intérieur miniaturisé avec précision.

"Modell Fahrzeug" a pu photographier en exclusivité la reproduction de la Mercedes SLS AMG au 1/18.

François Tardin

vendredi 25 décembre 2009

Mercedes L319 Dingler: une idée scratch?

Le fabricant de trains à l'échelle 1/32 Dingler commercialise une reproduction de l'utilitaire L319 de Mercedes. Une idée de scratch originale.

Jusqu'alors, les rares praticiens de l'échelle "1" (1/32) du modélisme ferroviaire piochaient allègrement dans les catalogues des marques de circuit routier pour ornementer leur dioramas. La réciproque est désormais également possible. En effet, Dingler, un fabricant allemand spécialisé dans cette grosse échelle, se lance dans la production d'un modèle à l'échelle 1/32 spécifiquement conçu pour agrémenter les réseaux de trains électriques. Il s'agit du Mercedes L319, l'un des premiers utilitaires légers de la firme à l'étoile, dont la production fut lancée en 1955.

Dingler 200201: Mercedes-Benz L319 bleu
Dingler 200202:
Mercedes-Benz L319 rouge DINGLER

Vive le plastoc!
Là où cela devient très intéressant, c'est que contrairement aux modèles statiques ou aux jouets à l'échelle 1/32, très souvent en métal, la carrosserie de cette reproduction très détaillée est réalisée à base de plastique, ce qui fait de cet utilitaire un candidat sérieux bien qu'original au scratch. Le Mercedes L319 Dingler est commercialisé pour un prix avoisinant les 80 Euros. D'ores et déjà disponible en trois coloris (rouge, bleu et gris), il sera proposé dès janvier 2010 dans des livrées aux couleurs de célèbres entreprises allemande, dont Lufthansa et Deutsche Post.


François Tardin

vendredi 4 décembre 2009

FAMA Bulle: de qui se moque-t-on?

Des exposants clairsemés, un tarif d'entrée trop élevé, des promesses non respectées: pour sa dixième édition, le salon FAMA, qui s'est tenu le week-end dernier à Bulle, a tout simplement déçu.

12 Francs le billet d'entrée, et aucune réduction pour les étudiants et les apprentis, le salon FAMA - pour "Fête des Amateurs de Modélisme et d'Artisanat" - ne se distingue pas franchement par son abordabilité. L'on espère dès lors qu'au moins, on en aura pour son argent un fois franchies les portes de l'Espace Gruyère. Mais là encore, c'est la déception. Les organisateurs avaient pourtant promis pour cette dixième édition "une déferlante de passion, de savoir-faire et de dextérité qui réjouirait les amateurs avertis", le tout sur 5000 m² d'exposition. Mais sur le terrain, les amateurs avertis que nous sommes sont restés sur leur faim. Deux ou trois dioramas ferroviaires, un petit plan d'eau pour bateaux radiocommandés, quelques modèles réduits de voitures et d'avions, mais rien qui ne justifie le déplacement dans cette région reculée du canton de Fribourg. Et ne parlons pas du slot, absent naturellement. En gros, FAMA n'a absolument pas fait honneur à son statut autoproclamé de "salon suisse". Censé être le pendant romand de Swiss Toy, FAMA ne peut revendiquer autre chose que le statut de petite foire villageoise réservée aux ferrovipathes. Voici malgré tout quelques clichés de l'évènement.

Deux voitures de course et plusieurs modèles réduits étaient présents
sur le stand Jo Siffert, invité d'honneur de l'édition 2010 de FAMA.

Quelques belles huiles aperçues non loin du stand Jo Siffert.

Un passionné avait emmené sa collection de monoplaces de F1 à l'échelle
1/18, parmi lesquelles la toute récente Renault R29 Norev.

Les visiteurs pouvaient voir évoluer des camions télécommandés à l'échelle 1/14.

Plusieurs dioramas ferroviaires étaient visibles.

Cette reproduction du vapeur Winkelried a demandé 2200 heures de travail à son concepteur.

Ici une maquette de La Licorne, le bateau imaginé par Hergé pour l'une des aventures de Tintin.

Un plan d'eau était à la disposition des pilotes de bateaux radiocommandés.

Une maquette de chasseur joliment détaillée par son propriétaire.

L'envergure de cet hydravion radiocommandé dépasse les trois mètres!

François Tardin

samedi 21 novembre 2009

Sauber C9 et Porsche 911 GT1 Kyosho MINI-Z: vive le Groupe-Z!

Kyosho enrichit sa gamme MINI-Z de deux nouveaux modèles prestigieux, la Porsche 911 GT1 96 et la Sauber C9. Accessoirement, cela signifie deux nouvelles carrosseries à adapter sur le châssis de la marque américaine PN Slot.

La Sauber-Mercedes C9 et la Porsche 911 GT1 96, voilà qui devrait ravir les amateurs de voitures de course légendaires. Kyosho a présenté ces deux nouvelles carrosseries à l'échelle 1/28 au Tokyo Hobby Show, qui s'est tenu à la mi-octobre dans la capitale japonaise. Toutes deux recouvrent le nouveau châssis MR-03. Ce dernier a été optimisé vis-à vis de ses prédécesseurs pour une amélioration des performances, avec notamment un abaissement important du centre de gravité censé permettre une meilleur tenue de route en courbes. Autre innovation, la réception se fait désormais via un boîtier 2,4 Ghz, une technologie qui supprime les problèmes d'interférences. Comme pour les autres MINI-Z récentes, l'émetteur doit être acheté séparément.

Le centre du gravité du nouveau châssis MINI-Z est abaissé pour des performances accrues. KYOSHO

Deux empattements différents
Si les deux voitures sont équipées du nouveau châssis MR-03, précisons que l'empattement n'est pas identique pour les deux modèles. Le châssis de la Porsche est en spécification "W-RM", ce qui signifie un empattement court et des voies larges, tandis que celui de la Sauber est en spécification "W-LM", c'est à dire à empattement long et voies larges. Cela se traduit par une implantation moteur différente: devant l'axe arrière pour la Sauber, derrière pour la Porsche. La livrée de la Porsche est celle arborée par les 911 GT1 d'usine lors des 24 Heures du Mans 1996. La Sauber-Mercedes C9 sera quant à elle proposée en deux décorations différentes: l'incontournable robe argentée victorieuse des 24 Heures Mans 1989, et la prestigieuse livrée "Yves Saint Laurent" habillant les C9 lors de l'édition 1987 de la Classique mancelle.

Kyosho 32802ML: Porsche 911 GT1 (1/28) KYOSHO

La C9 sera dispo en livrée "LM 1989" (réf. 32901SM) et "YSL" (réf. 32901KR). PRO-SHOP FUTABA

Moins de 100 Euros
Disponibles d'ici la fin novembre, ces nouveautés MINI-Z ne sont pas inintéressantes pour les sloteurs. En effet, comme pour la plupart des modèles MINI-Z sortis à ce jour, les carrosseries de la Porsche 911 GT1 96 et de la Sauber-Mercedes C9 seront vraisemblablement disponibles séparément. Cela permettra de les monter sur le châssis PN Slot prévu à cet effet. Avec son empattement long, la Sauber s'adaptera sans problème au châssis américain. A contrario, il faudra sans doute un peu "bidouiller" pour transformer la Porsche en une redoutable voiture de circuit routier à l'échelle 1/28. Pour moins de 100 Euros - environ 65 pour le châssis et 30 pour la carrosserie -, l'on se retrouvera alors en possession d'une voiture ultra performante puisque basée sur un châssis aux caractéristiques rappellant celles des productions Plafit, dont la réputation n'est plus à faire. Ce type de montage est à la mode en ce moment. En Allemagne et en Espagne, les compétitions réservées à cette nouvelle catégorie baptisée Groupe-Z se développent à grande vitesse. Bref, le constat qui nous faisait dire il y a peu que la mode est actuellement aux grandes échelles semble plus que jamais d'actualité.

Le châssis PN Slot (réf. GZ1002) est prévu pour s'adapter sous les carrosseries de MINI-Z. PN SLOT

FRANÇOIS TARDIN

dimanche 15 novembre 2009

Ferrari F60 Tamiya 1/10 RC: le réalisme à outrance

La firme japonaise dévoile une reproduction de la Ferrari F60 qui marque une nouvelle ère dans l'histoire de la RC 1/10 électrique.

Il faut se rendre à l'évidence, il n'y aura pas de Ferrari F60 au 1/32. Terriblement racée mais peu performante, la monoplace 2009 de la Scuderia n'a pas retenu l'intérêt des acteurs du monde du circuit routier. Les sloteurs qui pratiquent la RC 1/10 électrique à leurs heures perdues pourront cependant se rabattre sur la reproduction que vient de présenter Tamiya. Basé sur le tout nouveau châssis F104 du constructeur japonais, cette F60 présente un niveau de détails inédit pour une monoplace radiocommandée. Sa carrosserie en lexan, à peindre soi-même au moyen des bombes de la gamme "PS" Tamiya, est bardée de pièces rapportées: rétroviseurs, flasques de jantes, flaps aérodynamiques ou encore diffuseur, rien ne manque.

Tamiya 58447: Ferrari F60 (1/10) TAMIYA

Châssis carbone en option
La belle Italienne est motorisée par un moteur Mabushi 540 qui transmet sa puissance aux roues arrière via un différentiel à billes. Pour un réalisme optimal, les pneus d'origine sont en caoutchouc. Il est toutefois possible de recourir aux pneus mousse disponibles au riche catalogue d'options Tamiya pour améliorer le grip des trains roulants. Châssis et platine sont en résine epoxy, mais là encore il est possible de piocher dans les options pour les remplacer par des équivalents en carbone. La F60 Tamiya est livrée d'origine avec un régulateur électronique, mais le servo de direction, le récepteur, l'émetteur et la batterie doivent être achetés séparément.

La F60 Tamiya est basée sur le tout nouveau châssis F104 de la marque. TAMIYA

Une GT2 4X4
A noter pour les amateurs de GT, toujours dans le domaine de la RC, que Tamiya proposera en fin d'année une reproduction au 1/10 la BMW M3 GT2 qui régate depuis cette année en American Le Mans Series sous la bannière du Rahal Lettermann Racing. Là encore, le modèle est absolument superbe. Il est équipé de phares à leds qui lui confèrent une touche de réalisme saisissante. La carrosserie, en lexan tout comme celle de la Ferrari F60, recouvre le robuste châssis TT-01 Type E à traction intégrale par cardan.

Tamiya 58449: BMW M3 GT2 (1/10) TAMIYA

FRANÇOIS TARDIN

jeudi 1 octobre 2009

Swiss Toy 2009: la RC et les autres disciplines

La RC est à l'honneur au salon Swiss Toy 2009, avec la présence de plusieurs nouveautés. Les autres disciplines, comme le maquettisme ou le modélisme ferroviaires, ne sont pas oubliées. Petit tour d'horizon.

Sur le stand de l'importateur Arwico, l'on peut admirer les toutes dernières productions de la firme japonaise Tamiya, avec entre autre le châssis de F1 F104, qui succède au F103, ainsi que les nouvelles Mitsubishi Racing Lancer et Fiat 500 Abarth Assetto Corse. A noter que la plupart des voitures radiocommandés Tamiya sont désormais munies de phares fonctionnels, ce qui leur confère une touche de réalisme saisissante. Tous les modèles présentés sont à classer dans la catégorie 1/10 électrique. Cette dernière est en plein boum avec le développement des batteries lithium polymer, qui pour un poids bien inférieur aux akkus de technologie nickel cadmium ou nickel metal hidrate, fournissent une autonomie et une "pêche" supérieurs.

La plupart des voitures radiocommandées Tamiya sont désormais équipées de phares.

Avec la Fiat 500 Assetto Corse (châssis M05), Tamiya met l'Abarth très haut!

Le châssis F104 remplace le F103, qui fête ses quinze ans cette année.

Impressionnante, la Mitsubishi Racing Lancer Tamiya.

VW Scirocco, la star
Toujours chez Arwico, la marque Carson présente sa VW Scirocco GT24. Le coupé teuton est incontestablement la grande star du moment Outre-Rhin. Sur le stand du Team Orion, l'un des plus fameux équipementiers de la RC, ce sont les produits de la marque HPI - qui s'est récemment lancée dans le slot rappelons-le - qui attirent l'oeil, et parmi eux le tout nouveau châssis de Formule Un, baptisée Formula Ten. Ce dernier est habillé d'une carrosserie reproduisant l'aéro très complexe des F1 modernes. Là encore, tous les modèles présentés sont à l'échelle 1/10 et à propulsion électrique.

La VW Scirocco est reproduite par Carson.

La Formula Ten de chez HPI et son aéro très travaillée.

Le modélisme ferrovaire à la fête
Enfin, impensable d'envisager un salon consacré au modélisme sans modèles réduits de trains. Le modélisme ferroviaire reste en effet l'une des activités les plus emblématiques de notre hobby, surtout en Suisse où le train est un moyen de locomotion très apprécié. Cette année, la marque Märklin, qui fête ses 150 ans, s'est déplacée avec plusieurs diorama d'une grande beauté. Si les constructeurs sont présents à Swiss Toy, le salon bernois est aussi un rendez-vous incontournable pour les maquettistes, qui viennent présenter leurs créations, reproductions d'engins à roues, à ailes ou à gouvernail. Enfin, une halle est réservées aux jeux vidéo, dans laquelle les geeks peuvent s'essayer aux derniers titres déjà sortis ou en phase de l'être sur les plus grandes consoles. C'est ainsi que les visiteurs peuvent tester une énième verion béta de "Gran Turismo 5". Au pathéon des arlésienne, le titre phare de Polyphony Digital figure en bonne place aux côtés
du futur album de Massive Attack...

Impensable d'envisager un salon consacré au modélisme sans modèles réduits de trains.

Une très belle maquette de Porsche 917, accompagnée d'une figurine de Jo Siffert.

Cette reproduction de la Calypso de Cousteau est une pièce unique.

Quelques beaux volatiles sur le stand Italeri.

Gran Turismo 5 en démonstration. A quand dans les magasins?

Au détour d'une allée, une Ford Capri RS.

Swiss Toy, Bea Expo Berne, jusqu'au 4 octobre 2009

FRANÇOIS TARDIN, Berne