samedi 15 août 2009

Porsche RS Spyder Avant Slot: dispo!

La jeune marque espagnole enrichit sa gamme LMP de la célèbre barquette RS Sypder du non moins célèbre constructeur Porsche. La belle est déjà dans les bacs en Espagne!

Avant Slot ne pouvait passer à côté de ce prototype au palmarès impressionnant. La Porsche RS Spyder est en effet sans contestation possible la LMP2 la plus titrée de l'histoire. Dans une catégorie surtout connue pour le manque de fiabilité de ses concurrents, le bolide développé dans les ateliers de Weissach a su imposer sa robustesse et sa pointe de vitesse. A tel point qu'au cours de la saison 2008 des American Le Mans Series (ALMS), les RS Spyder engagés par le team Penske ont souvent fait la nique aux Audi R10 officielles, qui répondaient pourtant aux spécifications du règlement LMP1. Si la victoire au classement général des 12 Heures de Sebring 2008 reste son principal fait d'arme, la RS Spyder s'est aussi distinguée au Mans, avec deux victoires en catégorie LMP2 lors des éditions 2008 et 2009 des 24 Heures.

Avant Slot 50601: Porsche RS Spyder Test Car EVOTECSHOP

Dans les bacs
La RS Spyder a connu deux développements majeurs. La première version de la voiture, apparue à la fin 2005, se caractérisait par ses phares avant rectangulaires. Mais en 2007 est arrivé un tout nouveau package aérodynamique, principalement reconnaissable à ses optiques avant arrondies, dont le design rappelle plus fortement les feux des Porsche de route. C'est cette seconde spécification qu'Avant Slot a décidé de reproduire, évitant ainsi de proposer un doublon. La première version de la RS Sypder est en effet déjà aux catalogues des marques Scalextric et Carrera. Disponible depuis hier en Espagne, la RS Spyder Avant Slot dispose du très performant châssis de la Peugeot 908 dans son ultime développement et se voit propulsée par le puissant moteur Hurricane. Ca risque donc "d'avionner sévère", comme l'on dit dans le jargon!

La RS Spyder Avant Slot emprunte son châssis à la 908 du même constructeur. MAS SLOT

Avec éclairage!
La première décoration disponible est celle de la RS Spyder testée par Porsche Motorsport durant l'intersaison 2006-2007, qui arbore une robe noire mat du plus bel effet. Seuls mille exemplaires en seront produits. Suivront les RS Spyder jaunes sponsorisées par "DHL" et engagées par Penske durant les saisons 2007 et 2008 de l'ALMS. Ces dernières seront proposées en deux définitions différentes, l'une standard sans éclairages, l'autre plus luxueuse incorporant un éclairage permanent. Cerise sur le gâteau, l'intensité de l'éclairage des feux arrières augmentera dans les phases de freinage. Bref, Avant Slot innove et, en ces temps de crise, c'est plutôt une bonne nouvelle!

FRANÇOIS TARDIN

mardi 11 août 2009

Dauer Porsche 962 LMM: la reine du Mans 1994

Après la Bentley EXP Speed 8, la Peugeot 905 et l'Audi R10, pour ne citer que les plus récentes, Le Mans Miniatures continue sa série de voitures victorieuses au Mans avec la Dauer Porsche 962.

Cette GT très spéciale avait été construite par Jochen Dauer sur la base de la Porsche 962, une Groupe C qui avait régné sur le monde de l'endurance durant la deuxième partie des années quatre-vingts. Malgré les apparences, cette voiture, qui n'était en réalité qu'une Groupe C déguisée, respectait le nouveau règlement GT1, qui fixait comme seul impératif d'homologation la production d'un exemplaire de route. Dauer, avec l'appui de Porsche, ne se fera pas prier pour exploiter toutes les latitudes de ce nouveau règlement et engager deux 962 reconditionnées lors de l'édition 1994 des 24 Heures du Mans. Une épreuve que les deux voitures de l'écurie termineront sur le podium. Le premier équipage (n°36), composé de Dalmas, Haywood et Baldi gagnera la course, tandis que le second (n°35), emmené par Thierry Boutsen, la terminera à la troisième place. Fourmillant de détails, les
deux livrées course de la reproduction Le Mans Miniatures sont d'ores et déjà disponibles chez la plupart des revendeurs. Une version test à la robe de carbone caractéristique suivra.

Le Mans Miniatures 132035M: Dauer Porsche 956 n°35 24 Heures du Mans 1994 HOTSLOTS132

Le Mans Miniatures 132036M: Dauer Porsche 962 n°36 24 Heures du Mans 1994 HOTSLOTS132

FRANÇOIS TARDIN

samedi 8 août 2009

Fly de retour avec quatre nouveaux modèles!

La première livraison de nouveautés Fly depuis bientôt six mois est arrivée en Espagne... en provenance de Chine, signant le retour de l'un des constructeurs pionniers du slot moderne.

Fly est mort, vive Fly! La compagnie Fly Car Models, qui avait dû déposer son bilan à la fin du printemps, a trouvé un repreneur et s'appelle désormais FlySlot Cars. Elle ne produit plus en Espagne mais en Chine. Le catalogue annoncé au Salon de Nuremberg devrait cependant être respecté, même si les nouveaux modèles arriveront avec du retard. Mais les premiers apparaissent en ce moment, ce qui est bon signe! La première livraison comprend quatre voitures. Dans la gamme standard, l'on se réjouit de la commercialisation de la Ferrari 250LM dans sa livrée rouge de l'écurie Scuderia Filipinetti, qui se pose comme une alternative à l'onéreuse et peu fidèle reproduction de Racer. La Ferrari F40 débarque quant à elle dans une nouvelle version IMSA 1989. Une voiture pilotée à l'époque par Jean Alesi. La gamme Madness Slot Cars (anciennement Flyer) débute de son côté avec l'inédite Sunred SR21 de l'International GT Open - un modèle dont nous avions été les premiers à vous annoncer la production, il y a de cela plus d'un an - et la Riley Porsche engagée par l'écurie Brumos dans la série américaine Grand-Am
au cours de la saison 2008 .

Fly F02101FSC: Ferrari 250LM 24 Heures du Mans 1965 DIBER

Fly F03101FSC: Ferrari F40LM IMSA Laguna Seca 1989 DIBER

Fly M01101FSC: Sunred SR21 International GT Open 2007 DIBER

Fly M02101FSC: Riley Porsche MK XI 24 Heures de Daytona 2008 DIBER

Des erreurs à ne pas renouveler
Bonne nouvelle, les tarifs affichés en Espagne pour ces nouvelles références sont très proches de ceux des anciennes Fly - 46 Euros pour la gamme standard et 28 pour la série économique Madness - ce qui dissipe les craintes de hausse massive des prix. Voilà de quoi ravir ceux qui pleuraient la disparition de l'un des constructeurs pionniers du slot moderne. En espérant que la nouvelle compagnie payera les licences - ce que l'ancienne ne faisait pas, causant à terme sa perte - et ne se fourvoiera pas dans une politique compulsive de redécorations. Concernant cette deuxième interrogation, cette première livraison de nouveautés ne rassure pas vraiment. En effet, sur quatre modèles, seule la curieuse Sunred est issue d'un nouveau moule, les autres n'étant que des nouvelles livrées de modèles déjà existants. Pourvu que ça change!

FRANÇOIS TARDIN

jeudi 6 août 2009

Olivier Demoget: "Le moment est venu de relancer la FFSR!"

Olivier Demoget, dans un communiqué diffusé avant-hier soir, a annoncé son intention de relancer la Fédération Française de Slot Racing (FFSR), inactive depuis 2004. Interview.

Qui mieux que ce Rouennais d'adoption de 43 ans pour s'atteler à une tâche d'une telle envergure! L'homme est un rassembleur né. Pluridisciplinaire, il est à l'origine de plusieurs initiatives d'ampleur nationale. Ainsi, lorsqu'Yves Welter Senior s'est retiré de l'organisation du Championnat d'Europe Davic, provoquant la mort de la compétition, c'est lui qui, en 2007, a décidé de relancer la machine en créant un Championnat de France d'Endurance Davic comptant quatre manches sur tout le territoire hexagonal. Olivier Demoget a en outre été l'un des artisans majeurs de la création de l'ACR 276, devenu depuis l'un des clubs les plus actifs de France. Son plus grand revers reste jusqu'ici son impuissance à empêcher que la FFSR, dont il avait été élu Président quelques mois plus tôt, ne s'endorme d'un profond sommeil en 2004. Mais l'homme n'est pas du genre à rester sur un échec. Une assemblée générale extraordinaire a donc été agendée au 5 décembre 2009, afin d'élire un nouveau bureau et de relancer enfin cette Fédération moribonde. Celle-là se tiendra dans les murs du club de Saint Etienne du Rouvray.

SlotracingPlanet: Pourquoi relancer maintenant la Fédération, après cinq ans d’inactivité ?

Olivier Demoget: Lorsque j'ai pris les rênes de la Fédération, je ne pensais pas que les pistes en bois et les clubs affiliés allaient disparaître dans les mois suivants. Avec l'effondrement des pistes bois et des clubs, la Fédération, qui ne s'était jamais occupée du plastique - faute de produit digne de ce nom à l'époque il faut le reconnaître - s'est endormie d'un profond sommeil. C'est alors que le système Davic est arrivé. J'y ai tout de suite trouvé un intérêt fantastique pour les courses. Étant pluridisciplinaire, je ne voyais aucun inconvénient à orienter mon pilotage vers les pistes en plastique. En fréquentant le milieu du plastique, j'ai alors connu différents moments forts. Tout d'abord feu le "Squash Montmartre", où j'ai découvert le virus du digital avec le Davic, puis le Championnat d'Europe de Davic, le développement des magasins, en particulier "Slot and Go", le lancement de la revue "SlotBuzz", la renaissance du club de la région rouennaise, etc. Au cours de ces évènements, j'ai rencontré des sloteurs qui m'ont donné envie de relancer la machine. Le moment est donc venu de lui-même.

Quels seront les buts de cette nouvelle Fédération ?
Le but d'une fédération, c'est de... fédérer. Plus facile à dire qu'à faire! Car fédérer, c'est aussi accepter des décisions de bureau qui sont prises par les clubs adhérents pour tous. Et ainsi les appliquer. Cela peut vite être considéré par les clubs comme une ingérence dans leur fonctionnement. Mais en y allant doucement et en restant consensuel, je pense pouvoir orchestrer quelques décisions significatives concernant le calendrier, la force des régions, l'aide à la création de clubs, et bien sûr l'organisation de quelques manifestations de niveau national et international. Mais le premier objectif sera de rassembler une équipe motivée pour avancer sur certains sujets, et que les clubs y trouvent un intérêt en retour.

Le programme de l’AG extraordinaire du 5 décembre 2009 est-il déjà défini?
Le programme sera précisé avant la fin du mois d'août. Mais on peut imaginer que l'élection d'un bureau est primordiale. Les personnes de bonne volonté pourront trouver une mission au sein de la nouvelle Fédération. Une fois la bestiole administrative relancée, l'équipe se mettra en action. De plus, comme c'était la tradition du temps de l'ancienne FFSR, l'AG s'accompagnera d'une Coupe de France Vitesse Digitale, qui se déroulera sur deux jours, les 5 et 6 décembre, au club de l'ACR 276.

Comment les différents présidents de clubs doivent-ils s'y prendre pour y participer ?
Deux possibilités s'offrent à eux. Il ont le choix d'être présent lors de l'AG du 5 décembre, ou de se faire représenter. Actuellement, les statuts font que la Fédération est une Association de Loi 1901, dont les membres sont les clubs adhérents, qui payent une licence. Mais comme personne n'a versé un centime depuis plusieurs années, de facto personne ne doit avoir de droit de vote. Il faut donc tout reprendre à zéro, en étant présent ou en manifestant son désir de participer au titre d'un club.

Continueras-tu à t’occuper de la coordination du Championnat de France Davic, en plus de ton rôle éventuel au sein de la nouvelle FFSR?
Si je suis élu, ma priorité sera de m'occuper de la Fédération. Ensuite, l'équipe décidera qui s'occupe de quoi, et donc qui organise le Championnat de France d'Endurance Davic. Pour ma part, j'aimerai qu'il continue sur ce format de quatre courses, une par trimestre, et qu'il retrouve une diversité de régions. En effet, cette année Puyloubier n'a pas eu de salle pour organiser sa manche. C'est dommage car l'épicentre du championnat est l'ouest/nord ouest. Si l'on pouvait retrouver une bonne variété de circuits, ce serait super!

PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOIS TARDIN

dimanche 2 août 2009

"Circuits Routiers" 151 est sur la route

Le nº151 de "Circuits Routiers", la seule publication française exclusivement consacrée au slot, sera bientôt dans les boîtes aux lettres.

A la barre de ce bulletin fort intéressant et instructif, comme c'est le cas depuis 101 numéros, "Kiki", alias Christian Hillairaud, son rédacteur en chef. Le bonhomme n'est pas un inconnu puisqu'il a longtemps été président du vénérable Scalextric Club Île de France (SCIF). Sans son abnégation et son dévouement, le bulletin "Circuits Routiers" n'existerait plus depuis longtemps, même s'il peut compter sur la collaboration des membres de l'association qui le chapeaute.

Un modèle inédit
Car "Circuits Routiers" est bien plus qu'un magazine, c'est une association dont les activités sont dédiées, depuis plus de vingt ans maintenant, au slot. Pour recevoir le fameux bulletin, pas question de simplement s'abonner, il faut adhérer à l'association. Il en coûte 28 Euros pour les habitants de la CEE, 37 Euros pour les autres. Outre le fait de recevoir son bulletin, cette adhésion donne le droit de participer aux activités de l'association, notamment les bourses qu'elle organise une à plusieurs fois par année, et d'acquérir le modèle inédit qu'elle fait produire chaque année par un artisan français. Pour 2009, les membres ont choisi de voir reproduite la Ferrari Dino 246 GT engagée par le team NART aux 24 Heures du Mans 1972. 120 kits seront produits par PSK sous la référence CR-04. Les acquéreurs auront le choix entre un kit brut, un kit pré-peint, un kit vernis ou un modèle "ready to run". Théoriquement, en contrepartie de ces avantages, les adhérents s'engagent à contribuer au bulletin en fournissant des articles. Mais sur environ 300 membres, hormis quelques habitués, peu le font. Dès lors, ce sont surtout des articles de Christian Hillairaud qui garnissent ses colonnes.

Pour la quatrième année consécutive, les membres de CR pourront acquérir un modèle inédit.
Cette année ce sera la Ferrari Dino 246 GT, reproduite par PSK. CIRCUITS ROUTIERS

Des tests à la pelle
Le nº151 du bulletin "Circuits Routiers" s'annonce comme un bon cru, avec pléthore de tests de nouveautés: Chevrolet Corvette de la série économique Ninco1, Alfa Roméo GTAm et Ford Sierra Cosworth AutoArt, Audi Quattro S1 Revell ou encore Talbot Sunbeam Lotus SCX, la liste est alléchante! Quasiment tous effectués par Christian Hillairaud sur sa piste Ninco, ces tests permettent d'analyser les chronos effectués par les modèles à l'essai, ce qui donne une bonne base de comparaison. Dans ce numéro, le rédac' chef a également testé les pneus uréthanne produits par Ultimatt, qui sont semblent-ils très performants tout en s'usant peu. Outre ces essais, les lecteurs de "CR" pourront découvrir des comptes rendus de montage de kits artisanaux en résine, entre autres la Healey produite par Ghostmodels, la branche "low cost" (mais pas "low quality") de PSK. Enfin, dans la rubrique "Vie des clubs", ils auront le loisir de retrouver les résumés des dernières compétitions qui se sont déroulées sur le territoire français. Ce nº151 du bulletin "Circuits Routiers" vient d'être posté et sera donc bientôt dans les boîtes aux lettres des membres de l'association.

Le nº151 de "Circuits Routiers" s'annonce intéressant, avec pléthore de tests. CIRCUITS ROUTIERS

FRANÇOIS TARDIN

jeudi 30 juillet 2009

Ford Capri Carrera: c'est elle!

Slotracing Planet vous offre la primeur des photos de la nouvelle Ford Capri RS 3100 de Carrera.

Cette Ford bodybuildée a été pilotée par le célèbre Klaus Ludwig (triple vainqueur des 24 Heures du Mans) durant la saison 1975 du DRM (Deutsche Rennsport Meisterschaft). La reproduction par Carrera, qui sera bientôt disponible, sera proposée tant en version analogique que digitale. A noter, toujours chez Carrera, que la Scirocco GT24 officiellement engagée aux 24 Heures du Nürburgring 2008 par l'usine Volkswagen est d'ores est déjà en vente chez la plupart des revendeurs. Ces deux modèles, dont le réalisme ne peut être pris en défaut, semblent montrer que la marque allemande a décidé d'élever son niveau de jeu pour faire face à une concurrence de plus en plus nombreuse et affûtée. Si seulement ces progrès en matière de fidélité de reproduction pouvaient s'accompagner d'améliorations du côté de la mécanique...

Carrera 27295: Ford Capri RS 3100 DRM 1975
Carrera 30474: Ford Capri RS 3100 DRM 1975 (Digital 132) CARRERA CLUB

Carrera 27296: VW Scirocco GT24 24 Heures du Nürburgring 2008
Carrera 30476: VW Scirocco GT24 24 Heures du Nürburgring 2008 (Digital 132) EBAY/CARRERA CLUB

FRANÇOIS TARDIN

mercredi 29 juillet 2009

BMW Sauber se retire de la F1!

Les fans de la marque à l'hélice pourront se consoler en faisant nostalgiquement rouler leurs F1 BMW au 1/32.

C'était à prévoir. A l'issue d'une première demi-saison calamiteuse, le team BMW a annoncé son retrait de la F1 à la fin du Championnat 2009. Suite à un partenariat de fourniture moteur assez houleux avec Williams, BMW avait décidé de s'investir en F1 en tant que constructeur dès 2006, partant sur les bases de l'écurie suisse Sauber rachetée à la fin de la saison précédente. Après une saison d'apprentissage, le team germano-suisse avait impressionné en obtenant la deuxième place du Championnat des constructeurs en 2007 (suite au déclassement de l'écurie McLaren-Mercedes). 2008 verra la première pole et la première victoire de l'écurie, toutes deux obtenues par le Polonais Robert Kubica, arrivé au sein de l'équipe au milieu de la saison 2006 en remplacement du vieillissant Jacques Villeneuve. Cette belle progression sera interrompue par la saison 2009. Laide et peu performante, la monoplace F1.09 n'a pour l'instant permis à l'équipe de glaner que huit petits points en dix courses. Et les résultats du dernier Grand-Prix de Hongrie, qui a vu revenir Ferrari et surtout McLaren-Mercedes au premier plan tandis que BMW restait en fin de classement, semblent montrer que le constructeur a abandonné le développement de sa voiture.


La F1.09 n'a jamais fait d'étincelles depuis le début de la saison 2009. FLAGWORLD

Retour au Mans?
La décision de retrait n'est donc qu'une demie surprise. Surtout qu'elle est à replacer dans un contexte de crise à deux niveaux. Premièrement celui de la crise internationale, qui avait provoqué la rupture du partenariat avec le Crédit Suisse à la fin de l'année 2008. Or la banque helvétique était l'un des principaux sponsors du team. Et deuxièmement celui de la crise de gouvernance de la F1. La grave querelle entre l'association des constructeurs (FOTA) et Max Mosley, le Président de la Fédération Internationale de l'Automobile (FIA), au sujet de la réduction des budgets a provoqué une vive inquiétude au sujet de l'avenir de la discipline reine du sport automobile. Si elle s'est quelque peu estompée ces derniers temps, cette inquiétude n'a pas disparu, le conflit entre la FIA et la FOTA ne semblant pas encore totalement résolu. BMW a donc décidé de se tourner vers d'autres horizons, plus compatibles avec une vision de l'automobile focalisée sur le développement durable. Mais la marque n'abandonnera pas le sport automobile pour autant. Les rumeurs font ainsi état d'un possible retour au Mans, peut-être avec une voiture hybride. Quant à l'écurie Sauber, elle pourrait redevenir une équipe de F1 à part entière. Il faudra pour cela qu'elle parvienne à trouver un nouveau motoriste. Reste que pour les fans de BMW, cette décision sera sans doute dure à avaler. Ceux d'entre eux qui pratiquent le slot pourront se consoler en faisant rouler leurs F1 BMW au 1/32. Deux interprétations de la F1 germano-suisse sont en effet disponibles sur le marché, la première proposée par SCX, la seconde par Carrera.

SCX 63140: BMW Sauber F1.08 Robert Kubica SCX

Carrera 27246: BMW Sauber F1.08 Nick Heidfeld (Photo)
Carrera 27247: BMW Sauber F1.08 Robert Kubica CARRERA

Performance ou réalisme, il faut choisir
Toutes deux sont des reproductions de la monoplace 2008, celle qui avait permis à l'écurie de signer sa première pole et sa première victoire en F1. Carrera propose les monoplaces des deux pilotes, Robert Kubica et Nick Heidfeld, tandis que SCX se contente de n'offrir que celle du Polonais. Les puristes regretteront que ces deux F1 au 1/32 ne soient en réalité que des moules de la voiture de 2007 arborant une livrée 2008. Les constructeurs sont coutumiers de ce genre de manipulation historique, car le temps de reproduire la monoplace d'une saison, celle de la saison suivante a déjà fait son apparition. Or ils cherchent à coller à l'actualité. Cela dit, si l'on omet ce petit détail, ces deux F1 présentent bien, avec toutefois un net avantage pour la Carrera au chapitre du réalisme. Celle-ci est en effet affublée des moindres ailettes présentes sur l'originale. Si la SCX n'est pas aussi fine que sa rivale allemande, elle n'en demeure pas moins sympathique, avec toutefois un gros bémol concernant le casque, trop sommairement décoré. Sur la piste, la hiérarchie s'inverse. La SCX, avec son train avant directionnel, est plus fun à piloter. Ses pneus accrochent bien mieux que ceux de la Carrera, et son moteur RX-42B fait montre de belles capacités, tant en accélération qu'en freinage. La Carrera, elle, ne se montrera performante que moyennant une assez grosse préparation. En effet, outre ses pneus très inefficaces, la F1.08 allemande dispose d'un moteur mauvais freineur et assez mou. Il faudra donc non seulement remplacer les pneus d'origine par des NSR UltraGrip ou des Slot.it P3 pour F1, mais il faudra en prime lui trouver un moteur de substitution, un Slot.it V12/3 (cage orange) par exemple. Pour que la voiture encaisse la puissance du dit moteur, il ne faudra cependant pas oublier de la lester, notamment sous l'aileron avant et sur la face supérieure visible du fond plat, qui borde la partie inférieure des pontons latéraux. C'est moche mais fort efficace!


FRANÇOIS TARDIN