vendredi 12 mars 2010

Salon de Genève: un circuit Scalex pour promouvoir la Ford Focus ST

La Ford Focus ST est un jouet pour grand enfant. Normal donc que ce soient des voitures de slot qui en fassent la promotion.

La deuxième génération de Ford Focus va bientôt tirer sa révérence et laisser sa place à une remplaçante aux formes plus agressives et torturées. Mais avant cela, il faut encore écouler les stocks de Focus 2. C'est pourquoi le constructeur à l'ovale bleu ne relâche pas ses efforts pour vanter les mérites de la version sportive de sa berline compacte, la Focus ST.

La ST est la variante sportive de la gamme Focus.

225 chevaux
Située juste en dessous de la diabolique RS, la ST revendique 241 km/h en pointe franchit la barre des 100 km/h en à peine plus de six secondes grâce à son moteur cinq cylindres de 225 chevaux. Rien de tel donc pour faire la promo de cette voiture de grand enfant que de toucher la corde sensible de ces papas nostalgiques du circuit routier de leur enfance qui constituent le public cible de ce modèle. L'on peut ainsi découvrir ces jours sur le stand Ford du Salon de l'auto de Genève un joli circuit Scalextric quatre voies permettant aux visiteurs de s'arsouiller à la gâchette de Focus WRC du constructeur anglais. Ces dernières ont été délestées de leur aileron arrière et repeintes dans le orange caractéristique de la ligne ST.

Les Focus WRC Scalextric ont été repeintes dans le orange caractéristique de la ligne ST.

A fond les manettes!
"On peut aller à fond partout!", s'enthousiasme un petit compétiteur. Forcément, avec des voitures munies d'aimants et alimentées en huit volts, qui plus est commandées par des poignées Parma 45 Ohms faiblement réactives, les risques de sorties sont réduits au minimum. Ce qui n'empêche pas les courses de se révéler d'une grande intensité. Les sourcils sont froncés, les mains cramponnées à la poignée, et les joutes se déroulent au son des analyses plus ou moins éclairées de petits garçons invités à faire leurs premières armes de commentateurs sportifs par les charmantes hôtesses animant le stand. Bref, Ford a compris comment réunir jeunes et moins jeunes autour des joies du slot, le tout au bénéfice de l'image de la marque...

Le slot, ou comment réunir jeunes et moins jeunes autour de l'amour nostalgique de la petite voiture.

FRANÇOIS TARDIN

jeudi 11 mars 2010

Salon de Genève 2010: celles que l'on verra ou que l'on aimerait voir au 1/32

Il y a tout juste une semaine s'est ouvert à Genève le quatre-vingtième Salon de l'auto. Nous avons traqué dans les allées de Palexpo celles que l'on aimerait voir sur nos pistes de slot.

Le millésime 2010 du Salon de Genève a comme un goût de déjà-vu. Comme chaque année depuis bientôt dix ans, l'on nous annonce que cette fois, la voiture électrique c'est du concret. Et pourtant, dans la réalité, si les voitures hybrides se multiplient effectivement sur les stands, à l'état de prototypes - même Ferrari y va de son concept car hybride, la 599 HY-KERS - ou de modèles commerciaux, et si certains constructeurs présentent enfin des voitures fonctionnant exclusivement à l'électricité - l'on pense surtout à la la Mitsubishi i-MiEV et à ses cousines Peugeot Ion et Citroën C-Zero, qui devraient faire leur apparition sur les routes européennes en fin d'année - les chiffres pronostiquant quinze à vingt pour-cents de véhicules propulsés partiellement ou entièrement par l'électricité d'ici 2020 semblent bien optimistes.

Propulsée par des batteries au lithium-ion, la Mitsubishi i-MiEV sera commercialisée en fin d'année.

Un salon éco-responsable
Reste que d'année en année, le Salon de l'auto de Genève se veut de plus en plus éco-responsable, et que les voitures passion y ont de moins en moins le droit de cité. Pour preuve, les constructeurs rechignent désormais à exposer les voitures qu'ils engagent en compétition. Même Mercedes, qui s'implique cette année officiellement en F1 sous son seul nom, n'a pas amené sa F1 W01. Nous sommes tout de même parti en chasse des rares voitures d'exception présentes. Des modèles que l'on verra pour certains au 1/32, d'autres que l'on a une chance de voir - l'un ou l'autre constructeur ayant le moule à son catalogue -, et enfin des voitures que l'on aimerait pouvoir faire évoluer sur nos pistes mais dont aucune reproduction au 1/32 n'a pour l'instant été prévue. Suivez le guide!

L'Audi R8 LMS sera l'une des reines de l'année slot 2010.
(Moule prévu chez Carrera, Scalextric et Ninco)

La Citroën C4 WRC vient de s'imposer au Mexique grâce à Sébastien Loeb.
(Livrée 2010 non annoncée mais moule existant chez SCX et Ninco)


Alain Prost n'est pas parvenu à s'imposer dans le Trophée Andros au volant de sa Dacia Duster
(Aucune reproduction au 1/32 prévue)

La F10 de Massa et Alonso trône fièrement sur le stand Ferrari...
(Livrée 2010 annoncée par Carrera sur la base d'un moule de F60 de 2009)


... à côté de la nouvelle 458 Italia.
(Annoncée par Carrera)

La Ford Focus WRC a gagné la première manche du championnat WRC 2010.
(Livrée 2010 non annoncée mais moule existant chez Scalextric et Ninco)

La Mercedes SLS AMG est la grande star du stand de la marque à l'étoile.
(Annoncée par Carrera)

La Morgan GT3 est sans doute l'une voitures de course actuelles les plus atypiques.
(Livrée 2010 non annoncée mais moule approchant existant chez SCX)

La Peugeot 908 HDI FAP millésime 2010 est très agressive dans sa robe bleu métallisé.
(Livrée 2010 non annoncée mais moule existant chez Scalextric, SCX, Avant Slot et Carrera)

La Porsche 911 GT3 R Hybrid sera engagée au 24 Heures du Nürburgring 2010.
(Livrée non annoncée mais moule approchant existant chez Carrera, SCX et Autoart)

La R30 dévoile les nouveaux atours du team Renault F1.
(Aucune reproduction au 1/32 prévue)

La Skoda Fabia S2000 est la plus sérieuse rivale des Peugeot 207 en IRC.
(Annoncée par Faro)

Carlos Sainz a enfin remporté le Dakar au volant de son VW Race Touareg 2.
(Livrée 2010 non annoncée mais moule existant chez SCX)

FRANÇOIS TARDIN

jeudi 18 février 2010

Comparatif insolite: Mercedes 300 SLR LM 1955 Scalextric contre Abarth Assetto Corse Racer

A l’essai aujourd’hui ces deux modèles radicalement différents mais qui ont pour point commun de convaincre là où l’on ne les attendait pas, et de décevoir là ou on les attendait.

La Mercedes est un modèle tragiquement célèbre puisqu’il s’agit de la voiture sœur de la 300 SLR qui tua près de quatre-vingt personnes lors des 24 Heures du Mans 1955. Elle est proposée par Scalextric pour un prix flirtant avec les 45 Euros chez la plupart des revendeurs, ce qui la situe dans la tranche tarifaire des Slot.it, alors qu’elle ne bénéficie pas de l’équipement racing qui caractérise ces dernières et que la valeur de revente en occasion des Scalextric est quasiment nulle. Il faudra débourser plus du double pour acquérir l’Abarth 500 Assetto Corse, soit plus de 100 Euros. Le modèle est certes moins cher que les Racer traditionnelles, bien que fabriqué comme elles à la main, mais sa finition approximative est impardonnable pour un modèle de ce prix. Bref, ces deux modèles ne se distinguent pas franchement par leur rapport prix/prestations. Voyons cependant ce qu’il en est derrière la gâchette.

Racer SL02 G: Abarth 500 Assetto Corse
Scalextric C3024: Mercedes 300 SLR Le Mans 1955

Mercedes 300 SLR Scalextric: une teutonne haute sur pattes
Originale, c’est ce que l’on se dit à la vue de la mécanique de la Mercedes 300 SLR Scalextric. Curieusement, le moteur prend place à l’avant, et se retrouve décalé, ainsi que la couronne, sur le côté gauche du châssis, juste devant l’habitacle. Il côtoie l’installation électrique qui assure l'éclairage à l'avant et à l'arrière. Côté carrosserie, si la fidélité de reproduction et la qualité de peinture et de tampographie sont sans reproches, il n’en est pas de même pour le collage des phares avant, qui a laissé de disgracieuses traces blanches sur le bloc optique gauche de notre modèle d’essai. L'architecture asymétrique du châssis laisse présager du pire quant au comportement routier, l’équilibre des masses se retrouvant péjoré. Ce d’autant plus que cette 300 SLR est haute sur pattes et campée sur des jantes et des pneus étroits. Nous allons voir que ces craintes ne se vérifient pas totalement sur la piste. Mais avant de rouler, il faut encore ôter l'aimant, opération qui se révèle fastidieuse. Une fois les six vis fixant la carrosserie retirées, il faut en effet encore désolidariser l’habitacle - retenu par deux vis supplémentaires - du châssis pour accéder à l’aimant afin de l'enlever.

L'architecture du châssis de cette 300 SLR est atypique.

Great fun!
Ceci fait, notre 300 SLR foule enfin le plastique de notre piste Carrera d’essai. Et là étonnamment, c’est "great fun", comme dirait Vincent Price. Sous 12 volts, le modeste Mabushi est amplement suffisant pour propulser les 69 grammes de l’engin. Ce d’autant plus que l’adhérence des pneus très étroits n’est pas optimale. Qu’importe, le plaisir est au rendez-vous! La voiture chasse du train arrière mais les travers restent contrôlables si l'on ne pilote pas comme un bourrin. Car cette Mercedes s'avère exigeante à maîtriser si l'on veut éviter les tonneaux, qui surviennent immanquablement dans les appuis à trop haute vitesse. En effet, comme il est impossible de desserrer la carrosserie pour gagner de la souplesse en virage - les sorties d'échappement latérales interdisent tout tilting -, la 300 SLR se révèle très sensible aux changements de cap. Dès lors, pour l'empêcher de décrocher en entrée de virage, il faut aborder les courbes à faible vitesse, et réaccélérer progressivement dans le virage en maîtrisant la dérive. Avec la pratique, ce pilotage tout en glisse se révèle très séduisant, la 300 SLR procurant des sensations à mille lieues du comportement stéréotypé des voitures de compétition. Il ne faut cependant pas s'attendre à des miracles face au chronomètre. Notre modèle d'essai obtiendra ainsi son temps de référence en 5"92, soit à près de deux secondes du record de la piste...

La Mercedes 300 SLR Scalextric n'est pas un missile mais elle s'avère plaisante à piloter.

Abarth 500 Assetto Corse Racer: pot de yaourt de compète
Après l’Abarth 500 de route, Racer propose sa déclinaison course, la 500 Assetto Corse. Le modèle se distingue essentiellement par ses bas de caisse plus agressifs et son aileron. Techniquement, Racer a doté l’Assetto Corse d’un moteur Flat-6 Slot.it placé en position longitudinale, en lieu et place du V12/3 qui équipait la version routière de l’Abarth 500. La marque italienne a ainsi tenté de d’abaisser le centre de gravité haut perché de la petite sportive du groupe Fiat. A noter que la voiture est livrée d’origine sans aimant. Autre équipement appréciable, les jantes arrière sont en alu. Reste que cette Abarth est aussi une voiture de vitrine. Mais là, déception. Si le vernis est parfait, il n’en est pas de même de la pose des décalcomanies. Ainsi le fond blanc du numéro de la porte gauche de notre modèle présente une boursoufflure disgracieuse. Ajoutons à cela que les vitrages, en lexan, sont mal collés, et que la bannière Abarth qui orne le haut du pare-brise, en décalcomanie, n’est pas protégée et résistera par conséquent mal aux chocs et aux outrages du temps. Bon point en revanche dans ce même registre pour Racer, les rétroviseurs et l’aileron sont moulés dans un plastique souple qui les rendra moins sensibles aux impacts.

Jantes arrière en alu, moteur Slot.it Flat-6, Racer a vu les choses en grand pour sa petite Abarth.

Étonnante efficacité
Sur la piste, les modifications mécaniques apportées par Racer apparaissent bénéfiques, puisqu’il est possible d’attaquer avec cette Assetto Corse, ce qu’il était impensable de faire avec l’Abarth 500 routière, cette dernière ayant un vilain penchant pour les roulés-boulés. Pour une meilleure stabilité en virage, nous avons légèrement desserré le berceau moteur. Impossible d’en faire autant avec la carrosserie sans que les pneus ne frottent dans les ailes. Mais malgré cela, la petite italienne fait montre d’une belle efficacité pour une voiture de son format. Ses pneus arrière d’excellente facture lui confèrent une très bonne accroche. Accroche dont il est possible de tirer parti grâce à la souplesse exemplaire du moteur Flat-6. Ce dernier ne rechigne pas à la tâche malgré le poids assez élevé du modèle : 100 grammes dont 37 rien que pour la carrosserie, résine oblige. La vitesse de passage en courbe est impressionnante pour une auto aussi haute. Le chrono confirme ces bonnes impressions. Sur la même piste de test que la Mercedes 300 SLR, l’Abarth réalise un superbe 5''16, ce qui la situe dans les temps de référence des meilleures GT SCX, même si cela reste à plus d'une seconde du record de la piste. Aller plus vite tient de la mission impossible, car le gabarit tout en hauteur de la petite Racer finit par se rappeler à notre bon souvenir. Une fois la limite franchie, l’Assetto Corse se couche et part dans des séries de tonneaux très brutaux qui se révèlent souvent fatals pour les pièces rapportées, à commencer par l’aileron, dont les supports sont très fins.

Malgré sa hauteur, l'Abarth Racer avale les virages à une vitesse impressionnante.

Conclusion : une autre manière de concevoir le slot
Certains n’envisagent le slot que moyennant des voitures ultra efficaces, dont le comportement ne peut que difficilement être pris en défaut. Scalextric et Racer proposent respectivement avec la Mercedes 300 SLR et l’Abarth 500 Assetto Corse deux modèles qui tranchent avec cette conception stéréotypée du slot. Non ce ne sont pas des reines du chrono, mais cela n’en demeure pas moins des voitures fort intéressantes à piloter, qui se distinguent sur ce terrain où l’on ne les attendait pas. A contrario, elles déçoivent quelque peu dans ce qui devrait constituer leur domaine de prédilection, la qualité de finition...

FRANÇOIS TARDIN

samedi 6 février 2010

Nuremberg 2010, la crise encore et toujours...

L'édition 2010 du plus important salon du jouet du monde ne restera pas dans les annales du circuit routier. Peu de surprises, encore moins de nouveautés, et beaucoup d'absents...

Comme chaque année à pareille époque se tient actuellement le salon du jouet de Nuremberg. C'est l'événement incontournable pour tous les secteurs de l'industrie du jouet. C'est là que les marques présentent leurs programmes et définissent les tendances de l'année. En général, les nouveautés fusent de tout bord et les passionnés ne savent plus où donner de la tête. 2010 rompt avec cette tradition. Peu de nouveautés, beaucoup d'absents, et une couverture médiatique laissant à désirer, la crise est passée par là. Habituellement, Slotcarillustrated et Slotforum, les deux principaux forums anglophones, couvraient l'évènement en direct grâce à des reporters sur place. Dès les premières heures d'ouverture du salon, ces derniers mettaient en ligne les premières photos. Rien de cela cette année. Sur les forums, les newseurs fébriles auront dû attendre la fin de la première journée pour voir les premiers clichés timidement apparaître sur le site du magasin anglais MRE. Étonnamment, c'est d'Espagne et du forum SlotDigital qu'est venu le reportage le plus complet sur le salon allemand. Malheureusement, le reporter sur place ne bénéficie manifestement pas d'un très bon matériel et ses photos sont floues pour la plupart. L'on ne peut donc pas parler de couverture médiatique à la hauteur de l'événement. A moins que ce ne soit l'événement qui ne soit pas à la hauteur?


Des programmes modestes

Slotforum et Slotcarillustrated ne s'y sont en effet pas trompés, le millésime 2010 de la "Spielwarenmesse" ne vaut pas vraiment le déplacement. La crise n'est pas terminée et les perspectives d'avenir ne sont pas réjouissantes. Pour faire des économies, SCX, qui est pourtant l'un des principaux constructeurs de voitures de circuit routier, a décidé de ne pas se rendre sur place. Idem pour MRRC. Nulles traces non plus de Sloter et de Power Slot. Mais là, c'est encore plus grave, puisque les rumeurs concernant les faillites de ces deux constructeurs vont bon train. Du côté des marques présentes aussi, la confiance n'est pas de mise. Les programmes 2010 de la plupart d'entre elles sont ainsi bien modestes. Revell présente comme seul nouveau modèle une Opel Ascona 400. Même constat chez AutoArt, dont la seule nouveauté slot est la Lancia Fulvia 16 HF du Monte Carlo 1972. NSR se contente pour sa part de montrer une énième classique, la Ford GT40. Une GT40 que l'on retrouve chez Slot.it aux côté de la nouvelle Toyota 88C, le seul autre moule inédit annoncé pour 2010 par la marque transalpine, dont le système digital Oxygen ne semble par ailleurs toujours pas en mesure d'être commercialisé. Chez Flyslot aussi, le lineup 2010 apparaît réduit. Les Espagnols n'avaient emmené en Allemagne que les masters de leur future Alfa TZ2 ainsi que d'un nouveau Daytona Prototype, la Doran Ford JE4.

Slot.it (en haut à gauche), FlySlot (en haut à droite), Revell (en bas à gauche)
et NSR (en bas
à droite), peu de news chez la plupart des marques. MRE

La foire du doublon
Pire, certains constructeurs semblent avoir stagné depuis l’année dernière. C'est le cas de la marque tchèque Faro, dont la Skoda Fabia S2000, déjà présente à l'état de prototype en 2009, n'est toujours pas prête. Idem du côté de Spirit, qui n'a pas progressé d'un iota sur sa BMW Série 3 WTCC. Autre tendance, Nuremberg 2010 se profile comme le salon des doublons. Les lineup 2010 des constructeurs n'étant déjà pas très fournis, le phénomène est d'autant plus dérangeant. C'est ainsi que l'Audi R8 LMS est annoncée au 1/32 par non moins de trois marques: Scalextric, Carrera et Ninco. Phénomène similaire en ce qui concerne la BMW M3 GT2, qui sera reproduite par Carrera et SCX. A noter que la GT bavaroise sera aussi proposée au 1/24 par Scaleauto. Du doublon, on en trouve aussi chez Racer, puisque le seul modèle inédit montré par la marque italienne à Nuremberg est la Ferrari 250 GTO, déjà commercialisée par le passé par Pink Kar, Fly et Scalextric.

Scalextric (en haut à gauche), Ninco (en haut à droite) ou encore Carrera (en
bas), l'Audi R8
LMS est sur tous les stands! MRE/WOLFSCORNER

Au 1/32 par Carrera (en haut), au 1/24 par Scaleauto (en bas), la BMW M3
GT2 est déclinée à toutes les sauces! WOLFSCORNER/ITALIA SLOT


Les résineux à la fête
Heureusement, certaines surprises viennent embellir ce tableau peu encourageant. C'est ainsi que l'on apprend que MSC, un constructeur espagnol spécialisé dans les châssis et pièces de compétition, se lance dans la production de voitures. Trois modèles au 1/32 sont annoncés: la Subaru Impreza WRC 1998, la Ford RS200 et la MG Metro 6R4. Autre équipementier à franchir le pas de la fabrication d'une voiture à part entière, Sloting Plus dont la Reynard 2KQ est présente en Allemagne sous une forme qui semble proche de la commercialisation. Du côté des artisans de la résine aussi, l'optimisme règne. Le Mans Miniatures dévoile ainsi un programme 2010 qui a de quoi faire pâlir bien des grands constructeurs, programme dont le modèle le plus emblématique est l'Alpine A220. On n'oubliera pas la Jaguar XJR-14, la Porsche 935, la Porsche 911 2.7 RS, l'Alpine A310, et la liste n'est pas exhaustive! Chez les Espagnols de Top Slot, l'on sait comment s'y prendre pour séduire ses hôtes allemands. L'artisan annonce en effet trois Mercedes à son catalogue : les 540K Cabriolet de 1936 et Special Roadster de 1939, ainsi que la monoplace carénée W196 R de 1955.

La Ford RS200 MSC (en h. à g.), la Reynard 2KQ Sloting Plus (en h. à dr.), la Mercedes 540K Top Slot
(en b. à g.), et la gamme LMM
(en b. à dr.), les petites marques sont à la fête. ITALIA SLOT/MRE

2010, l’année Carrera?
Du côté des grands constructeurs enfin, il n'y a guère que Carrera qui paraisse en forme. Mais quelle forme! Galvanisée par l'accord d'exclusivité qu'elle vient de signer avec Ferrari, la marque allemande présente un programme 2010 très riche en nouveautés, pour la plupart des modèles originaux et inédits. Opel GT Steinmetz, McLaren M20, Porsche 917/30, Ferrari 458 Italia, Mercedes SLS, la liste est trop longue pour être détaillée en entier. L'on ne pourra cependant s'empêcher de s'extasier devant le réalisme époustouflant de la Red Bull RB5 reproduite par les Allemands, qui outre cette kyrielle de nouvelles voitures, élargissent encore leur gamme d’accessoires destinés au système Digital 132, pour lequel une gestion de course est désormais disponible. Bref, Carrera choisit d'être confiant en l'avenir du slot et cela se voit. A noter toutefois que le constructeur germanique se diversifie et se lance dans le grand bain du modélisme radiocommandé avec sa gamme Carrera RC. Ne pas mettre tout ses œufs dans le même panier, c'est aussi le calcul effectué par la marque Ninco, qui investit elle aussi le secteur de la RC. Ninco dont le lineup 2010 ne compte par ailleurs que deux nouveaux modèles au 1/32. Outre l'Audi R8 LMS, c'est la Lamborghini Diablo GTR qui fera l'actualité des Espagnols en cette année de disette sur le plan du digital, puisque Ninco ne présente aucune nouveauté majeur pour son système. Bonne nouvelle sur le plan mécanique en revanche, Ninco se met enfin aux châssis à berceau mobile! La Ford GT, l'Audi R8 ainsi que les Lamborghini Diablo et Murcielago pourront en être équipées en option.

Opel GT (en haut à gauche), McLaren M20 et Porsche 917/30 (en haut à droite),
Red Bull RB5 (en bas), que de news chez Carrera! WOLFSCORNER

Une lutte pour la survie
Quelques exceptions mises à part, les constructeurs semblent faire le dos rond en attendant des jours meilleurs. Cela explique le faible nombre de nouveautés dévoilées cette année dans les allées du plus grand salon du jouet mondial. Seules les marques dont le créneau est bien défini - le luxe pour Racer, la compétition pour NSR et Slot.it, le grand public pour Carrera et Scalextric, etc - apparaissent en mesure de surmonter ce marasme économique qui n'épargne pas le secteur du circuit routier. Pas sûr dans ce contexte que tous les constructeurs présents cette année à Nuremberg soient encore là l'an prochain...


FRANÇOIS TARDIN

mardi 26 janvier 2010

Le Tasberg Club a reçu son Davic!

La piste du club fribourgeois est la première de Suisse à se voir équipée du célèbre système digital français. Récit d'une installation menée de main de maître par Jacques Bavard, l'associé de David Laurent.

Même un aiguillage récalcitrant n'aura pas réussi à enrayer l'installation du premier système Davic de Suisse. Arrivé à Tasberg sur le coup de onze heures du matin après trois heures de route, Jacques Bavard, l'associé de David Laurent, co-créateur du système faut-il le rappeler, est reparti vers vingt heures le sourire aux lèvres et le sentiment du devoir accompli. Désormais, huit pilotes pourront s'affronter en se suivant et se dépassant sur les quatre voies de la piste du Tasberg Club.

Jacques Bavard est heureux: le Davic du Tasberg Club fonctionne...

... et les dépassements peuvent commencer!

Six aiguillages
Après trois bonnes heures d'installation, les premières voitures équipées de puces avaient déjà pu fouler le plastique de la piste Carrera du club fribourgeois. Cinq des six aiguillages commandés par le club étaient alors fonctionnels. Le sixième donnera quelques sueurs froides à Jacques Bavard, avant que ce dernier ne parvienne finalement à résoudre le problème. Les pilotes du Tasberg Club ont dès lors pu jouir pleinement de l'extrême fluidité des différents changements de voies. Une grande première pour un club helvétique! Ce d'autant plus que même à l'échelle internationale, les systèmes Davic ne courent pas les rues. "Il y en a une trentaine de par le monde, dont une dizaine chez des particuliers, souvent des papys qui roulent avec leurs petits enfants", nous a confié Jacques Bavard.
Le premier Davic avait été installé sur la piste fixe du Scalextric Club Île de France, située au Chesnay, en 1996, afin de servir pour les tests et le développement. Le SCIF en avait équipé trois ans plus tard la piste des 24 Heures du Chesnay, épreuve mythique dans le monde des compétitions de circuit routier. Entre temps, le Squash Montmartre avait bénéficié de la première version commerciale du Davic, en 1997.

Un aiguillage côté face...

... et côté pile. Au premier plan la mécanique, au second les cartes-aiguilles.

Plus simple
Actuellement, le Davic en est à sa troisième évolution. Principal changement par rapport aux deux précédentes, les puces et les cartes-aiguilles sont à présent sous-traitées à une société d'électronique basée dans le Doubs. Auparavant, ces dernières étaient réalisées à la main par David Laurent himself. "Maintenant, David peut se concentrer exclusivement sur la programmation. Mais le point le plus important, c'est que l'industrialisation des composants électroniques a permis une plus large diffusion du système ainsi que sa commercialisation à des particuliers", a expliqué Jacques Bavard. Ce sont ainsi vingt-cinq Davic qui ont été livrés depuis l'avènement de la V3. Autre atout de cette nouvelle évolution dans la perspective d'un usage par des particuliers, les informations transitent désormais par les rails et non plus par les monceaux de fils qui rendaient malaisée la manipulation des Davic V1 et V2. De plus, les aiguillages ne sont plus en bois et fabriqués à la main mais basés sur les aiguillages en plastique des systèmes digitaux des grands constructeurs. Pour le Tasberg Club, ce sont des aiguillages Carrera Pro-X/D132 qui ont été configurés en Davic.

La présentation des boîtiers du Davic Evo3 est très professionnelle.

La taille des puces Davic est relativement faible: 27x12 mm.

Une poignée à électro-aimant
Fort de ces derniers développements, le Davic se pose comme une alternative aux systèmes digitaux des grandes marques, Ninco Digital et Carrera D132 en tête de liste. Certes, son prix est bien plus élevé mais ses avantages sont multiples. N'étant bridé d'aucune manière, le Davic est ainsi le seul système digital véritablement utilisable en compétition, ne serait-ce que parce qu'il permet un réglage fin du voltage ainsi que l'utilisation de poignées aussi exploitables en analogique, pour peu que ces dernières ne soient pas électroniques. Concernant ce dernier élément, David Laurent est en train de terminer le développement d'un kit poignée spécialement étudié pour le Davic. Ce dernier s'adapte sur les poignées du commerce et permet de supprimer la résistance au profit de contacteurs magnétiques de type ILS, ce qui élimine les problèmes d'encrassement. "Les utilisateurs du Davic savent combien une résistance qui charbonne peut amoindrir les performances d'une voiture sur le Davic. Grâce aux contacteurs magnétiques, ce problème ne se pose plus du tout", a expliqué un Jacques Bavard enthousiaste.

Plus de problèmes d'encrassement grâce au kit mis au point par David Laurent.

Sensible et douce
Ces poignées sans contacts sont actuellement testées au SCIF, où elles donnent entière satisfaction selon Christian Echivard, l'un des membres du club: "Elles font l'unanimité et pratiquement 75% des pilotes l'utilisent maintenant". Pour l'instant, les poignées à contacteurs magnétiques ne sont utilisables qu'en Davic, mais David Laurent travaille semble-t-il déjà à une version compatible avec les pistes analogiques. La commercialisation du kit devrait intervenir dans les prochains mois. Plusieurs valeurs de résistance seront disponibles - entre 15 et 39 Ohms -, à choisir lorsque l'on commandera son kit. Christophe Sapin, le président du Tasberg Club, qui a pu essayer une poignée équipée du kit Davic, fera à coup sûr partie des premiers acheteurs: "C'est incroyable ce que c'est doux et sensible à l'utilisation. Et le fait que la poignée ne charbonne pas est un atout incomparable". Affaire à suivre donc...

FRANÇOIS TARDIN

dimanche 17 janvier 2010

100'000 visiteurs!

Ca y est, le cap des 100'000 visiteurs est franchi! L'aventure SlotracingPlanet a débuté en novembre 2007.

Il aura fallu à peine deux ans à votre blog préféré pour franchir la barre symbolique des 100'000 visiteurs! Cela s'est passé aujourd'hui, quelques minutes après 18 heures. Pour fêter ça, SlotracingPlanet se pare d'une bannière spécifique. Une voiture de course dont la décoration célèbre cet heureux événement sera en outre présentée prochainement. Elle sera engagée par votre serviteur à la course individuelle Slot.it du Slot Festival de Waimes, qui se déroulera du 21 au 24 mai 2010 dans l'est de la Belgique. En attendant, vous pouvez d'ores et déjà découvrir son aileron.

100'000 visiteurs: merci à tous pour votre fidélité!

200 à 250 lecteurs par jour
Que de chemin parcouru donc depuis novembre 2007! Malgré une interruption momentanée de son activité en début d'année passée, SlotracingPlanet n'a jamais vraiment perdu son lectorat. Un lectorat qui n'a cessé de croître depuis sa reprise en juillet 2009. Actuellement, ce sont entre 200 et 250 lecteurs qui se rendent quotidiennement sur le blog. A tous ceux-là, nous disons merci. Et nous demandons de rester attentifs, puisque dans les prochaines semaines seront publiés un essai comparatif insolite entre
la Fiat Abarth Assetto Corse Racer et la Mercedes 300 SLR Le Mans 1955 Scalextric, ainsi qu'un petit compte rendu de l'installation du système digital Davic sur la piste du Tasberg Club.

FRANÇOIS TARDIN

jeudi 7 janvier 2010

La résine, le matériau du futur?

Tandis que les ventes de modèles statiques au 1/43 continuent à baisser, les fabricants de miniatures délaissent progressivement le traditionnel zamac pour la résine, dont les avantages sont multiples.

Comme dans le domaine du circuit routier, la tendance dans le modélisme statique est actuellement aux grandes échelles. Les constructeurs automobiles, principaux mandataires des fabricants de modèles réduits pour les besoins de leurs catalogues de produits dérivés, l'ont bien compris et se retirent progressivement du marché du 1/87. Le secteur du 1/43 n'en est pas encore là, mais les quantités de moins en moins importantes que lui commandent les constructeurs l'obligent à opter pour des procédés de fabrication moins coûteux et plus flexibles. C'est ainsi qu'une deuxième révolution est en train de se produire dans le petit monde du modélisme statique. La première avait été amenée par la firme allemande Minichamps, qui avait été pionnière dans la mise à profit des phénoménales capacités chinoises pour produire à coût raisonnable des modèles très détaillés au 1/43. L'on sait les répercutions qu'a eues par la suite cette initiative sur le modélisme en général et sur le slotracing en particulier, avec les récentes délocalisations de Le Mans Miniatures, de Ninco ou encore de FlySlot. Aujourd'hui, c'est une deuxième révolution qu'est en train de connaître le 1/43, et qui pourrait elle aussi avoir à terme des répercutions sur d'autres branches de l’économie modélistique. La demande de miniatures au quarante-troisième diminuant de manière constante depuis plusieurs années, et s'orientant vers des produits moins standardisés, l'outillage traditionnel de la plupart des fabricants, élaboré pour la production de modèles en zamac - l'alliage de zinc, d'aluminium, de magnésium et de cuivre utilisé pour la confection de la plupart des miniatures diecast - s'avère trop lourd. En effet, pour rentabiliser cet outillage, les fabricants sont amenés à produire de trop grosses quantités, ce qui engendre une surproduction que le marché n'absorbe plus. Face à cette réalité, un nouveau matériau est en train de s'imposer: la résine.

Plus de réactivité
Cette dernière offre deux avantages. D’une part, sa mise en production étant moins complexe que celle du zamac, les quantités nécessaires à la rentabilisation de l’outillage sont bien moins importantes. D’autre part, la résine offre aux fabricants de miniatures un surplus de réactivité salvateur: de la collecte des données nécessaires à la reproduction à l’arrivée en magasin du modèle réduit, moins de six moins sont nécessaires. C’est un atout essentiel pour rester attractif auprès des constructeurs automobiles, qui souhaitent souvent lancer le modèle réduit en même temps que la voiture originale. Exemple de cette impatience chez Audi: "Nous voulions une réplique de notre A4 DTM 2009 pour la finale du Championnat à Hockenheim, soit environ six mois après la présentation de la voiture échelle un", a confié un responsable de la marque aux anneaux au magazine allemand "Modell Fahrzeug". Grâce à la résine, cette prouesse a été possible. Le label Minimax, filiale de Spark - un fabricant né au début du millénaire pionnier dans l'utilisation de la résine pour la grande série - a ainsi chipé le contrat de reproduction de l'Audi A4 DTM à Minichamps. La résine a permis à Minimax de reproduire finement les détails de l'aérodynamique toujours plus complexe des voitures de course modernes, désormais impossible à restituer en zamac sans faire exploser les coûts.

Moins de six mois ont été nécessaires à Minimax pour reproduire l'Audi A4 DTM
2009. Une prouesse rendue possible par la résine. AUTOHAUS GRAUPNER

D'autres marques n'ont pas tardé à emboîter le pas à Spark. Ainsi Egidio Reali, patron des firmes Looksmart et MR Collection, s'est fait une spécialité des modèles de petite série en résine. "Les ventes de modèles réduits au 1/43 continuent à baisser. Cela n'a plus de sens de produire en métal. La résine est la solution". Celle-ci présente l'avantage de pouvoir s'adapter à des commandes très spécifiques. C'est ainsi que, en vertu d'un contrat liant MR Collection à Ferrari, chaque voiture sortant de l'usine de Maranello se voit reproduite à l'identique - couleur et équipement - au 1/43. La miniature est offerte comme cadeau au propriétaire de l'originale. Bref, la résine semble devoir s'imposer rapidement comme le nouveau matériau de base pour la fabrication de modèles réduits. Cette révolution ne fait cependant pas que des heureux. En effet, pour certains modélistes, la gravure des miniatures en zamac est plus pure et moins sujette aux bavures que celle de leurs homologues en résine. Tous les passionnés ne s'entendent cependant pas sur cette question.

Et si Racer avait raison?

Dans le domaine du slot, on le sait, la plupart des petits artisans font déjà confiance à la résine. Mais jusqu'ici, dans la grande série, le plastique reste le matériau le plus utilisé. Toutefois, comme c'est le cas pour le zamac, la mise en production des modèles en plastique est longue et coûteuse. U
n employé de chez Scalextric qui s'est récemment exprimé sur Slotforum a ainsi confié que le développement d'une voiture nécessitait au bas mot une année. Ce procédé de fabrication impose en outre la commercialisation de très grosses quantités ou de nombreuses redécorations pour rentabiliser les moules. A tel point que les passionnés se retrouvent submergés de livrées, tandis que les moules inédits se raréfient. La marque qui a poussé le plus loin cette logique, Fly Car Models, avec ses dizaine de redécorations qui garnissaient les stocks d'invendus des détaillants, en a fait les frais et a dû déposer son bilan. La crise n'ayant pas arrangé les choses, d'autres constructeurs semblent menacés, à commencer par Spirit, Power Slot et Sloter. Même les majors comme Scalextric et SCX voient leurs ventes baisser. Tandis que la seconde ne cesse d'augmenter ses prix pour compenser le manque à gagner, la première vient d'en annoncer une réduction. Quelle est la meilleure stratégie? L'avenir le dira. Il n'en demeure pas moins que dans ce contexte morose, ce sont les petits constructeurs qui semblent le mieux s'en sortir. Le Mans Miniatures et Racer disposent ainsi actuellement de gammes plus riches qu'elles ne l'ont jamais été et continuent à présenter des nouveautés à une cadence élevée, au moment où les constructeurs "plastique" tournent au ralenti. Racer et Le Mans Miniatures, qui produisent des voitures en résine...

François Tardin