samedi 25 septembre 2010

Débuts mitigés pour la Mercedes SLS GT3

La huitième manche du championnat d'endurance VLN, qui vient de s'achever, a été le théâtre de la première apparition en course de la Mercedes SLS AMG GT3. A une belle qualification succédait une course laborieuse.

La présence de la Mercedes SLS AMG GT3 constituait assurément la plus grosse attraction de la huitième manche du championnat d'endurance allemand VLN, dont toutes les courses se déroulent sur le tracé historique du Nürburgring. HWA, la division compétition d'AMG, alignait une voiture confiée à Thomas Jäger et Bernd Schneider. La flèche d'argent se montrait immédiatement à son aise sur la Nordschleife puisque le second pilote nommé achevait la séance de qualifications à une très belle troisième place, uniquement devancé par la Corvette de Hohenadel et Arnold, ainsi que la Porsche 911 de Luhr et Westbrook.

La Mercedes SLS AMG GT3 s'est montrée très véloce en qualifications. VLN

Accidentée au premier tour
Cet élan devait être brisé dès le premier tour de course. Schneider réalisait un bon départ, se portant immédiatement en seconde position derrière la Corvette de Hohenadel. Mais les deux leaders s'accrochaient quelques virages plus loin. Si Hohenadel s'en sortait sans dommages, Schneider était de son côté percuté par l'Audi R8 de Frank Stippler. Le multiple champion de DTM avait toutefois de la chance dans son malheur. Contrairement à Stippler, contraint à l'abandon, il parvenait en effet à rejoindre son stand. Mais la réparation du diffuseur endommagé de sa SLS devait lui faire perdre trois tours et le plonger dans les profondeurs du classement. S'en suivait une remontée laborieuse qui voyait la Mercedes SLS numéro 738 franchir
à la quatre-vingt-neuvième place, à trois tours de la Porsche victorieuse de Lucas Luhr et Richard Westbrook, la ligne d'arrivée d'une course interrompue à une heure de son terme pour des raisons de sécurité.

Schneider a réalisé un excellent départ avant de s'accrocher avec la Corvette de tête. VLN

Schneider satisfait
Si le classement final de la SLS GT3 est décevant, cette endurance de trois heures aura tout de même permis à l'équipe HWA de déverminer cette toute nouvelle voiture et de montrer son potentiel intéressant. Bernd Schneider se montrait en tous les cas satisfait de son nouveau jouet à l'issue de son pensum: "Il est clair que nous devons encore peaufiner la mise au point de l'auto, mais nous sommes d'ores et déjà enthousiasmés par son comportement". Une bonne base de travail pour envisager avec sérénité la prochaine épreuve du championnat VLN, qui se courra le 16 octobre prochain.

François Tardin

mercredi 22 septembre 2010

6 heures de Tasberg 2010: Yoshi gobe Beep Beep et Coyote

Première course et première victoire pour le Yoshi Racing Team. Mais il s'en est fallu de peu pour que le Beep Beep Racing Team ne lui grille la politesse dans les ultimes minutes de l'épreuve.

Cinq tours, c'est le maigre écart qui sépare les deux premiers à l'issue de la course d'inauguration du système Davic du Tasberg Slot Club. L'épreuve a rassemblé six équipes dont la moitié étaient venues de l'extérieur. Sloteurs débutants ou confirmés, tous les participants ont loué la qualité de l'organisation mise en place par le club fribourgeois. Il fallait bien cela pour compenser les faiblesses habituelles du comptage Davic. C'est en effet grâce à la présence ininterrompue d'un commissaire derrière le PC de course que l'épreuve a accouché d'un classement fiable, et non pas estimé comme c'est parfois le cas dans les endurances Davic.

Les concurrents se sont élancés sous les ordres de starters de charme. SRP

Relais supersonique
Grâce à cette surveillance rigoureuse du chronométrage, les équipes ont pu se concentrer exclusivement sur leur course. Dès les qualifications, c'est le Yoshi Racing Team des frères Tardin qui prendra les devants, le cadet de la fratrie signant la pole position en 14"180 devant le Beep Beep Racing Team. La course n'inversera pas cet ordre. Pourtant, c'est à la force des poignets robustes de David Mauron et de Pascal Flückiger que l'équipe franco-suisse parviendra à terminer seconde. Cinq minutes à peine après le début de l'épreuve, la McLaren du Beep Beep Racing Team devait en effet perdre une grosse quinzaine de tours sur problème mécanique. S'en suivra une course-poursuite épique qui la verra remonter de la dernière à la seconde place du classement, Pascal Flückiger échouant au terme de son ultime relais à cinq petits tours du Yoshi Racing Team. L'équipe victorieuse, de son côté, n'a pas non plus vécu une course tranquille. Confortables leaders durant le premier tiers de la course, les "Swiss Brothers" perdront 12 tours en raison d'une défaillance de leur poignée au début de la troisième heure. Heureusement pour eux, ils seront ensuite épargnés par les problèmes et signent une belle victoire. Ils la dédieront à l'issue de la course à leur grand-maman récemment disparue. Aux troisième et quatrième places, l'on retrouve deux équipes locales, le team Coyote de Benoît Volery et Laurent Niedegger terminant devant l'équipe Durog Force composée de Christophe Sapin et Stefano Creppaz. Ces deux duos se sont longtemps battus pour la seconde position avant de devoir céder devant les assauts du Beep Beep Racing Team. De leur côté, les Castors Volants, troisièmes sur la grille de départ, ont réalisé un solide début de course avant de s'écrouler sur la fin de l'épreuve pour terminer cinquièmes à 85 tours de l'équipe victorieuse. L'on signalera malgré tout le premier relais supersonique de Lionel Dieserens, que l'on avait jamais connu à pareille fête. Le Fribourgeois, qui dispose désormais d'une piste domestique, expérimente sans doute là les bienfaits d'un entraînement régulier.

Sauber, McLaren, Nissan, Jaguar, Porsche, c'est un plateau varié qui a pris le départ de la course. SRP

Bientôt des pit boys?
Pour les trois membres du Daddy G Team, l'équipe qui se classe en sixième et dernière position, cette course faisait office de première immersion dans le milieu de la compétition. Pour Charly Grandjean, l
'un des trois pilotes du team, il s'agissait même d'une toute première expérience slotistique. Passionné d'automobile et ancien mécanicien de la célèbre Scuderia Filipinetti, ce sympathique Valaisan n'a toutefois pas tardé à trouver ses marques, signant des temps à peine trois secondes plus lents que ceux des plus rapides. Après la course, il se déclarera pleinement satisfait de sa journée: "J'ai vraiment apprécié aussi bien l'accueil, l'ambiance que l'organisation. Cela fait plaisir de voir qu'il y a encore des puristes". A tel point qu'on le verra sans doute sur la grille de l'édition 2011 des 6 heures de Tasberg. Même son de cloche du côté de son coéquipier Georges Couchepin, qui au moment de prendre congé des organisateurs, leur a déclaré: "A l'année prochaine, même heure et même endroit!". Pas sûr en revanche que l'on revoie de sitôt sa fille Sylvie, la seule pilote féminine de la manifestation, reprendre le départ d'une course de slot. "Le ramassage est très stressant, et j'ai eu de la peine à me mettre dans le rythme car je n'ai pas assez d'entraînement", confiera-t-elle à l'arrivée. Ce qui ne l'a pas empêchée de réaliser le meilleur temps de son équipe en 16"201, reléguant ses deux coéquipiers masculins du Daddy G Team à plus de cinq dixièmes. Et la jolie jeune femme de conclure: "En tous les cas, maintenant qu'il y a des filles dans la course, il faudra envisager la présence de pit boys", faisant allusion au départ donné par deux pit babes. Affaire à suivre...

Charly Grandjean (deuxième depuis la g.) s'est vite familiarisé avec le pilotage d'une voiture de slot. SRP

Classement des 6 heures de Tasberg 2010:
1. Yoshi Racing Team (Sauber C9): 1165 tours

2. Beep Beep Racing Team (McLaren F1 GTR): 1160 tours

3. Coyote (Jaguar XJR-9): 1134 tours

4. Durog Force (Porsche 962): 1121

5. Castors Volants (Nissan R390 GT1): 1080 tours

6. Daddy G Team (Sauber C9): 865 tours


François Tardin

vendredi 17 septembre 2010

24 heures d'Excenevex 2010: Durog Force passe la troisième

L'équipe officielle du Tasberg Slot Club se classe troisième de la troisième édition de l'endurance savoyarde. C'est la troisième fois qu'elle termine à cette position. Une régularité toute helvétique.

Trois éditions des 24 heures d'Excenevex, et trois vainqueurs différents. Après SlotracingPlanet en 2008 et SPS en 2009, c'est le Beep Beep Racing Team - composé de pilotes suisses, italiens et français - qui s'est imposé cette année devant l'équipe SP Collectable. Si les deux premières marches du podium changent d'année en année, la troisième, elle, échoit pour la troisième fois en trois éditions à l'écurie Durog Force. Courue sur un tracé Ninco huit pistes, la compétition a vu s'affronter des Ferrari F40 Slot.it dans une configuration proche de la série.

Encore une troisième place pour Durog Force: la troisième en trois ans! ASA

Pour 25 tours
A en croire Grégoire Tardin, le pilote de pointe de l'équipe fribourgeoise, le résultat de Durog Force aurait pu être encore meilleur: "On a fait le deuxième temps des qualifications et en course, on s'est très longtemps battus pour la deuxième position avec SP Collectable". Mais les pilotes du team suisse, accablés par de multiples problèmes techniques, finiront par s'incliner pour 25 petits tours face à l'équipe du Sud de la France. "Je crois qu'on a presque tout changé sur notre voiture, à commencer par le moteur, ce qui ne nous a assurément pas aidés dans notre quête de la deuxième place", confie Grégoire Tardin. Une troisième position reste malgré tout une superbe performance dans une épreuve dont le niveau augmente d'édition en édition et qui cette année avait fait le plein de participants, avec huit équipes engagées. Dans ce contexte, il faut donc aussi signaler la jolie cinquième place obtenue par la seconde équipe du Tasberg Slot Club, le Purple Hands Team emmené par Laurent Niedegger.

Durog Force (à gauche) et le Purple Hands Team (à droite) ont brillé sur le tracé Ninco huit voies. ASA

Classement des 24 heures d'Excenevex 2010:
1. Beep Beep Racing Team: 4996 tours
2. SP Collectable: 4680 tours
3. Durog Force: 4655 tours
4. GYBS: 4592 tours

5. Purple Hands Team: 4308 tours

6. Team 05: 4287 tours

7. Seyssel Team: 4220 tours

8. Volfoni Racing Team: 4043 tours


François Tardin

mercredi 15 septembre 2010

Adieu l'équipe SRP, bonjour le Yoshi Racing Team!

Le Yoshi Racing Team s'apprête à prendre le relais de l’équipe SlotracingPlanet. Sa première compétition: la course d’inauguration du Davic du Tasberg Club. Sa première monture: une Sauber C9 Slot.it. Photos.

Dimanche 6 juin 2010, le team SlotracingPlanet achevait son ultime course, la cinquième édition des 24 heures Safran, à la seconde place. Ce samedi, le Yoshi Racing Team prendra le relais à l’occasion de la course d’inauguration du système Davic du Tasberg Club. Le nouveau chef d’équipe, Grégoire Tardin, sera pour la circonstance secondé par votre serviteur. Le duo avalera les six heures de cette endurance à la gâchette d’une Sauber C9 Slot.it dont la livrée multicolore se veut hautement symbolique.

De l'équipe SlotracingPlanet au Yoshi Racing Team, la livrée de cette Sauber C9 se veut symbolique. SRP

Passage de témoin
Le vert évoque naturellement le pelage du petit Yoshi, le personnage Nintendo qui donne son nom à l’équipe et dont Grégoire Tardin, son manager, est un grand fan. Le rouge et le blanc rappellent quant à eux la décoration arborée par les différentes voitures du team SlotracingPlanet au cours de ses trois années d’existence. La monture et ses pilotes auront donc la lourde tâche de marquer dignement ce passage de témoin en s’adjugeant la victoire. Ils devront pour cela triompher des cinq autres équipes participant à l’épreuve, et plus particulièrement de celle venue de Genève regroupant les deux gâchettes de pointe que sont Pascal Flückiger et David Mauron…

François Tardin

samedi 21 août 2010

F1 2010: à la recherche du champion du monde...

… dans les gammes Scalextric et Carrera. A une semaine du terme de la pause estivale, passage en revue des différents candidats au titre et présentation des reproductions au trente-deuxième de leurs montures.

Alors que dans une semaine, le grand cirque de la F1 posera ses valises dans les Ardennes à l’occasion du Grand Prix de Belgique, l'issue du championnat du monde 2010 s'annonce plus incertaine que jamais. Il est en revanche d'ores et déjà presque acquis que la monoplace du pilote titré sera reproduite au 1/32, puisque les firmes Scalextric et Carrera se partageront la miniaturisation des principales actrices du championnat.

Cinq pilotes en lice pour le titre et sept courses encore à disputer: le championnat est très ouvert! SRP

Red Bull-Renault: les lièvres
La jeune écurie autrichienne, forte des compétences du génial aérodynamicien Adrian Newey et de la pointe de vitesse de son duo de pilotes, se présente en favorite dans la course aux deux titres. Mark Webber s'est emparé de la tête du championnat lors du Grand Prix de Hongrie et n’entend plus la lâcher. En performance pure, avec 11 pole positions et six victoires en 12 grands prix, la Red Bull RB6 est incontestablement la voiture à battre. Sur le papier du moins. Car pour permettre à l’écurie aux taureaux ailés de décrocher la timbale, son manager Christian Horner devra tout mettre en œuvre pour calmer la puissante rivalité qui oppose le jeune Sebastian Vettel à son aîné Mark Webber. L’on se souvient en effet du spectaculaire accrochage survenu entre les deux pilotes au Grand Prix de Turquie, ainsi que de l’épisode de l’aileron avant lors du Grand Prix d’Angleterre. Sans compter que le dernier Grand Prix de Hongrie, qui a vu Webber coiffer une victoire qui paraissait promise à son coéquipier, a sans doute laissé à ce dernier un goût très amer. De quoi augmenter encore la fébrilité du jeune Allemand, qui semble nettement plus sensible à la pression que son expérimenté compagnon d’écurie. Il a ainsi multiplié les départs manqués en première partie de saison et n’a empoché que deux victoire contre quatre à Webber. S’il entend reprendre l’avantage, Vettel devra impérativement redresser la barre lors des deux prochaines courses, sous peine de voir son coéquipier s’octroyer irrémédiablement le statut de pilote numéro un. Une tâche qui risque d’être compliquée pour "Baby Schumi", le moteur Renault de sa Red Bull risquant de s’avérer un peu court sur les longues lignes droites de Spa et de Monza. Il devra en outre résister au retour en forme de Ferrari et de son pilote star, Fernando Alonso. Ces deux dernières remarques valent toutefois aussi pour Mark Webber. Côté 1/32, aucune reproduction de la RB6 n’est annoncée, mais Carrera s’apprête à commercialiser une superbe réplique de la RB5 de Sebastian Vettel. Nul doute cependant que si l’un des deux pilotes Red Bull venait à être titré, la marque allemande se fendrait d’une redécoration de son moule pour coller à l’actualité. Les Red Bull des deux derniers millésimes n’étant pas trop différentes l’une de l’autre, la supercherie pourrait passer relativement inaperçue. Heureusement car il est certain qu’il ne faut pas attendre de moule inédit pour l’hypothétique RB6 au 1/32.

En attendant une hypothétique RB6, Carrera proposera bientôt une réplique de la RB5 de 2009. CARRERA

McLaren-Mercedes: péril en le Paragon
L'écurie britannique a marqué la première partie de la saison de son empreinte. Malgré une monoplace qui n'a jamais été la plus performante du plateau, les troupes de Woking ont su manœuvrer pour profiter des contre-performances de la Scuderia et des erreurs de gestion de Red Bull. A cela s'ajoute une paire de pilotes qui, entre l'intelligence de course de Jenson Button et l'attaque légendaire de Lewis Hamilton, a marqué de gros points lors de pratiquement chaque course. Button a en sus remporté deux victoires stratégiques en Australie et en Chine, tandis qu’Hamilton a raflé la mise en Turquie et au Canada. Avantage par rapport à Red Bull, les deux derniers champions du monde en titre semblent s’entendre comme larrons en foire. Reste que les ingénieurs officiant dans l’enceinte du fameux Paragon, le centre technologique de l'écurie, ont mal négocié le virage du soufflage bas et que la MP4/25 est désormais distancée par ses deux principales rivales, ce d’autant plus que l'avantage du F-Duct a été compensé par les autres équipes depuis le début de la saison. Dès lors, l'avance des deux pilotes britanniques s'est transformée en retard à l'arrivée du Grand Prix de Hongrie. L'équipe de Martin Whitmarsh compte sur le moteur Mercedes, le plus puissant du plateau, pour se refaire une santé à Spa et à Monza. Si elle n'y parvient pas, les chances de voir Hamilton ou Button coiffer une nouvelle couronne mondiale se réduiront à peau de chagrin. Dans tous les cas, la monoplace anglaise devra se montrer plus fiable qu’elle ne l’a été sur la première moitié de la saison, car ses pilotes ne peuvent plus se permettre d’abandons sur casse mécanique similaires à ceux ayant affecté Hamilton en Espagne et en Hongrie, et Button à Monaco. Quoi qu'il advienne, la MP4/25 aura les honneurs de deux reproductions au 1/32. Carrera proposera uniquement la monoplace de Button, tandis que Scalextric offrira en prime celle de son coéquipier. Malheureusement, tant la miniature allemande que l’anglaise se basent sur un moule de MP4/24 de 2009. Cela se voit, l’aéro rondouillarde de la monoplace de 2009 tranchant radicalement avec le côté angulaire de celle qui lui a succédé. Détail particulièrement visible sur les deux modèles, l’absence de la queue de requin abritant le F-Duct qui caractérise la MP4/25. Le comble, c’est qu’aucune des deux marques ne s’est donnée la peine d’appliquer la décoration de 2009 sur le moule de la MP4/24. Incompréhensible!


La MP4/25 Carrera est une MP4/24 habillée d'une livrée 2010 et habitée par Jenson Button. CARRERA

Ferrari: en embuscade
Après un doublé en ouverture du championnat, les voitures rouges se sont retrouvées reléguées au rang d’outsiders par des Red Bull et des McLaren diablement compétitives. Heureusement pour l’équipe italienne, les évolutions apportées sur la F10 ont fini par porter leurs fruits et ont permis à Fernando Alonso de combler une grande partie de son retard. La Scuderia pourrait donc, contre toute attente, être en mesure de tirer profit non seulement de la guerre entre les pilotes Red Bull, mais aussi de la méforme actuelle des McLaren, pour décrocher un sacre inespéré. Si titre il doit y avoir, ce sera celui des pilotes, celui des constructeurs apparaissant plus qu’improbable compte tenu du retard important accumulé par Ferrari dans ce classement. Exclusivement focalisée sur son pilote numéro un, la Scuderia pourrait d’autant plus faciliter la tâche de ce dernier qu’elle n’hésitera pas à sacrifier son coéquipier à chaque fois que cela sera nécessaire. Gros bémol, Alonso doit compter sur la clémence de la FIA pour espérer briguer un troisième sacre. L’instance dirigeante de la F1, qui doit statuer le 8 septembre prochain sur le cas de la consigne donnée à Felipe Massa d’offrir la victoire à son équipier lors du Grand Prix d’Allemagne, a en effet le pouvoir d’entraver la remontée des bolides au cheval cabré en sanctionnant sportivement l’équipe et ses pilotes. Si en revanche, la FIA devait se cantonner à une sanction financière, alors Alonso se retrouverait définitivement installé dans la combinaison d’un sérieux candidat au titre. Le pilote espagnol pourra compter dans sa quête sur le soutien indéfectible de fans italiens ayant vécu la calamiteuse année 2009 de la Scuderia comme un drame national.
S’il est des sloteurs parmi ces tifosi, ils pourront piloter la reproduction de la F10 concoctée par Carrera. Déception, celle-ci est en fait une F60 de 2009 aux couleurs de la F1 de 2010. Les deux monoplaces se ressemblant beaucoup, le modèle n’est pas aussi fantaisiste que ne le sont les McLaren évoquées ci-dessus. Les férus de réalisme préféreront malgré tout sans doute se rabattre sur la très belle F60 récemment commercialisée par Scalextric, qui bénéficie pour une fois d’une décoration non anachronique. On ne saurait cependant que trop conseiller à ceux qui seraient intéressés par un tel achat de se dépêcher, car la F60 anglaise devrait rapidement disparaître des stocks des revendeurs en vertu de l’accord d’exclusivité liant désormais Carrera à Ferrari.

Basée sur un moule de F60, la F10 Carrera ne brille pas vraiment par son réalisme. CARRERA

Mercedes GP: aux abonnés absents
Impossible de terminer sans évoquer les grandes absentes de cette lutte pour le titre. C’est bien évidemment des deux flèches d'argent qu’il s’agit. Attendu comme le Messie, Michael Schumacher n'en finit pas de décevoir. Incapable d'exploiter ses pneus correctement, Schumi ne "baronne-rouge" plus pour un sou et se fait laminer grand prix après grand prix par son jeune coéquipier. Pire, l’Allemand de 41 ans, qui donne l’impression de finir toutes ses courses en roue libre, semble désormais incapable de se distinguer par autre chose que par les manœuvres dangereuses qu’il multiplie à l'encontre de ses adversaires, comme peuvent en témoigner, entre autres, Rubens Barrichello (Grand Prix de Hongrie) et Sebastian Vettel (Grand Prix d’Angleterre). Norbert Haug continue cependant à répéter avec entêtement que Schumacher peut être champion du monde en 2011 au volant d'une Mercedes GP. C'est aller un peu vite en besogne et oublier que jusqu’ici, Nico Rosberg a marqué trois fois plus de points que son illustre aîné. Pourtant, malgré des résultats bien meilleurs que ceux du septuple champion du monde, le fils de Keke Rosberg est loin de se battre pour la couronne mondiale. Si ce n’est deux podiums en début de saison, le blondinet polyglotte n’a jamais été en mesure de jouer les premiers rôles, et figure à présent à une modeste septième place au championnat des pilotes, sous la menace de Robert Kubica. Situation similaire au classement des constructeurs, où Mercedes GP voit sa quatrième place convoitée par une équipe Renault sur le retour. On attendait bien plus de l’écurie Brawn championne en titre devenue propriété du constructeur à l’étoile. Nico Rosberg a d’ailleurs récemment qualifié la saison de l’équipe officielle du constructeur allemand de "catastrophe" et de "désastre". Il a aussitôt été prié par le directeur de la compétition de Mercedes, l’imposant Norbert Haug, de cesser d’employer des termes aussi négatifs dans la presse. Il n’en demeure pas moins que les maigres performances des W01 ont convaincu les dirigeants de l’écurie de focaliser toutes leurs attentions sur le développement de la W02 de 2011 à partir du prochain grand prix. Scalextric proposera malgré tout les deux monoplaces 2010 du team Mercedes GP en fin d’année. Si aucune photo du modèle n’a encore été publiée, il y a fort à parier que la W01 ne sera, pour changer, qu'une redécoration de la Brawn BGP01 que vient de sortir le constructeur anglais.

La Mercedes W01 Scalextric devrait être reproduite sur la base de la Brawn de 2009. SCALEXTRIC

Conclusion: Alonso in extremis?
A la lecture des tabelles, Red Bull et ses pilotes semblent bien partis pour rafler la mise dans les deux championnats. En vitesse pure, Vettel est le mieux armé, mais il est devancé au classement des pilotes par un Mark Webber plus constant. En outre, rien n’est jamais sûr avec les monoplaces conçues par Adrian Newey, souvent en pole, beaucoup plus rarement sur la plus haute marche du podium. Ce d’autant plus que la difficile cohabitation entre les deux sociétaires de l’écurie créée par Dieter Mateschitz pourrait bien venir perturber la marche en avant des RB6. Pas de problème de ce genre chez Ferrari. On le sait depuis le Grand Prix d’Allemagne, la Scuderia fera bloc derrière Fernando Alonso. Si la FIA ne prononce pas de sanctions sportives à l’encontre de l’écurie italienne lors de son Conseil mondial du 8 septembre, le Taureau des Asturies pourrait bien finir par coiffer tout le monde au poteau au volant de sa F10 revigorée. Il faudra pour cela qu’il négocie parfaitement les sept derniers grands prix de la saison en rapportant les points intermédiaires si chers à Enzo Ferrari lorsqu’il n’est pas en mesure de jouer la victoire. Mais l’Espagnol a prouvé a maintes reprises ses qualités d’épicier et il saura saisir toutes les occasions de "scorer" gros. A tel point que ses chances apparaissent supérieures à celles des deux pilotes McLaren, qui doivent compter sur un incertain regain de forme de leurs monoplaces chromées pour espérer sortir victorieux de la bataille pour le titre 2010. Quoi qu’il en soit, à l’image d’un Tour de France 2010 ayant vécu le naufrage de Lance Armstrong, la présente saison de F1 restera vraisemblablement dans l’Histoire comme le crépuscule de la carrière de l’un des plus grands représentants de la discipline, Michael Schumacher.


François Tardin

vendredi 13 août 2010

Des nouvelles de la Mercedes SLS AMG GT3

Pressentie au 1/32, la Mercedes SLS AMG GT3, dont on connaît enfin le prix exact, se rôde sur circuit. Elle fera ses débuts en compétition en septembre.

L'arme concoctée par Mercedes pour régater en catégorie GT3 est désormais disponible à la vente. Les équipes intéressées peuvent passer commande du monstre en échange d'un chèque de 334'000 euros (hors TVA). Elles recevront leur beau jouet en février 2011. Ce sont les anciens pilotes de DTM Thomas Jäger et Bernd Schneider qui se chargent de débourrer le pur sang allemand sur circuit depuis le début du mois de juin.

La SLS AMG GT3 peaufine sa mise au point sur circuit depuis juin. MERCEDES-BENZ

Avec Hakkinen?
La SLS GT3 sera engagée officiellement dès septembre dans le championnat d'endurance VLN, dont les épreuves se déroulent exclusivement sur le tracé historique du Nürburgring. Mercedes a en outre annoncé la participation de deux voitures aux 24 heures de Dubaï 2011. Pour piloter la bête en course, outre Bernd Schneider, on parle d'un certain Mika Hakkinen, même si ce n'est pour l'instant qu'une rumeur. Depuis sa présentation en mars, la SLS GT3 a troqué sa robe blanche contre une plus classique livrée argentée. Pour ses débuts en compétition, elle devrait carrément s'habiller de chrome. Une décoration clinquante qu'elle arborait déjà dans le paddock des dernières 24 heures de Spa et qui s'inspire directement des parures de la Classe C que pilote cette année Ralf Schumacher dans le championnat DTM. De quoi éblouir les pilotes de celle qui sera sans doute sa principale rivale, la redoutable Audi R8 LMS, dont la reproduction sera bientôt disponible chez Ninco et chez Scalextric. Alors à quand un duel entre ces deux GT3 allemandes sur nos pistes en plastique?

La livrée chromée de la SLS AMG GT3 ne passera assurément pas inaperçue. MERCEDES-BENZ

François Tardin

samedi 7 août 2010

Le Tasberg Club inaugure son Davic!

Le club fribourgeois organisera samedi 18 septembre prochain sa première course en Davic. Huit équipes pourront s’affronter sur son tracé Carrera de plus 50 mètres.

En novembre 2009, le Tasberg Club avait accueilli la finale du championnat romand sur sa piste fraîchement terminée. Quatre équipes s’étaient alors mesurées en analogique au cours d’une épreuve de six heures. En septembre prochain, le club fribourgeois franchira une étape supplémentaire en organisant sa première course en Davic. Huit équipes sont invitées à venir affronter six heures durant les difficultés du tracé, à commencer par sa terrible partie haute et son piégeux carrousel. Seuls prérequis pour participer à l’épreuve: disposer au minimum de deux pilotes, et posséder une Slot.it ou une Sideways Racer à moteur inline.

La partie haute compte parmi les principales difficultés de la piste du Tasberg Club. SRP

L’embarras du choix
Afin d’ouvrir l’épreuve à un maximum de concurrents, Grégoire Tardin, l’expert technique du Tasberg Club, a mis au point un règlement simple et accessible: "En gros, toutes les Slot.it à moteur V12/3 en position inline sont autorisées, ainsi que les Daytona Prototpyes Sideways Racer, qui bénéficient de la même architecture mécanique. Les barquettes Slot.it à moteur transversal comme l’Alfa 33/3, la Ferrari 312PB ou la Chaparral 2F sont interdites". Une Groupe C Slot.it, une GT de la même marque ou un Daytona Prototype Sideways Racer, les concurrents disposent donc d’une latitude appréciable dans le choix de leur monture.

GT Slot.it, Daytona Prototype Sideways Racer ou Groupe C Slot.it? Le choix des armes est vaste. SRP

Drive-through plutôt que stop and go
Les modifications techniques autorisées sont quant à elles peu nombreuses. Seuls les pneus avant, la couronne, les tresses, les fils du moteur et les vis peuvent être remplacées par des équivalents plus performants. Afin de ménager un espace suffisant pour la puce, l’habitacle peut être retiré ou remplacé par un cockpit en lexan. Les pneus arrière, des P6 Slot.it, sont imposés. Les puces seront prêtées par l’organisation. Le règlement sportif, lui, s’inspire de celui des grandes épreuves Davic, à l’exception près que les sanctions seront matérialisées par des drive-trough à effectuer sur la voie la moins rapide du circuit, en lieu et place des traditionnels stop and go.


Le règlement sportif s’inspire de celui des grandes épreuves Davic. SRP

Rendez-vous obligatoire
Un règlement simple et accessible, un large choix de voitures, et une préparation minimale, il n’y a donc aucune excuse pour ne pas faire le déplacement samedi 18 septembre à Saint-Ours, dans la campagne fribourgeoise, pour venir profiter des formidables infrastructures du Tasberg Club. Ce d’autant plus que comme lors de la finale du championnat romand, les pit babes devraient être de sortie, et que le menu de midi s’annonce alléchant: dinde frite, une spécialité du président du club!

Les infrastructures du Tasberg Club valent le déplacement! SRP

François Tardin