lundi 14 janvier 2008

Essai Pagani Zonda F MB Slot

Rivale annoncée de la redoutable Mosler NSR, la Pagani Zonda MB Slot est dans les bacs. La voici à l'essai sur SlotracingPlanet.

MB Slot A0701: Pagani Zonda F 2005 (White Kit)

741'000 Dollars
Avant même sa sortie, la Pagani Zonda de MB Slot aura fait couler beaucoup d'encre, principalement à cause de la réputation sulfureuse du modèle dont elle est la reproduction. Aux conservateurs qui trouvent ses formes pathétiquement "bling bling", les modernistes rétorquent que sa ligne est un chef d'oeuvre du design de la fin du vingtième siècle, avançant en outre des chiffres hallucinants: V12 Mercedes de 7,3 litres, 602 chevaux, 741'000 Dollars, etc. Toujours est-il que que depuis que MB Slot a annoncé, à Nuremberg 2007, l'arrivée de sa première voiture "100% home made", une grande partie du microcosme du slot est en émoi. En émoi non seulement à cause de son design controversé, comme nous l'avons dit, mais surtout parce que cette Pagani MB Slot se revendique comme la seule voiture capable de contester la suprématie de l'intouchable Mosler NSR. C'est ce que nous allons vérifier.

602 chevaux, 741'000 USD, la Pagani Zonda F est un véritable monstre. PAGANI

Même objectif, autre philosophie
Si la Pagani MB Slot a le même objectif que sa rivale de chez NSR, à savoir la performance ultime, elle se distingue en revanche de cette dernière quant aux moyens pour y parvenir. Ainsi, lorsque la bombe de chez NSR se "torche" littéralement avec les proportions du modèle original, la Pagani MB Slot présente une silhouette fidèle en tout point à l'originale, et ne fait pas l'impasse sur les détails. On appréciera par exemple les très fins inserts de jantes, qui abritent des disques de frein munis d'étriers. Seul l'habitacle, quelque peu grossier, détonne dans ce tableau globalement flatteur. Pour cette première version, MB Slot a choisi de proposer sa Zonda sous la forme d'un kit semi-RTR. Nous entendons par là que si le châssis est assemblé, et que la carrosserie l'est également dans les grandes lignes (habitacle et vitrage), cette dernière n'est en revanche pas peinte et les petites pièces rapportées ne sont pas fixées. Des versions totalement "ready to run" déjà peintes et décorées devraient suivre prochainement. Des décorations course sont notamment prévues. Pour notre part, afin de vous proposer le plus rapidement possible une review de la voiture, nous avons remis à plus tard les fastidieuses et longues étapes de peinture et d'installation des pièces rapportées. Soit dit en passant, nous nous posons de sérieuses questions sur les chances de survie de ces dernières. En effet, qu'il s'agisse des supports d'aileron ou des rétroviseurs, certaines petites pièces rapportées semblent très fragiles, ce d'autant plus qu'elles ne sont pas moulées dans un plastique spécialement souple.

Pour commencer, la Zonda MB Slot est proposée sous la forme d'un kit semi-RTR.

Sous le plumage
C'est en enlevant la carrosserie que l'on entre dans le vif de sujet. Le moteur est un cage longue monté en position "inline" (une version anglewinder est déjà en préparation chez MB Slot). D'après le constructeur, il s'agit d'un "Song Na" (21'000 RPM sous 12 volts). Le moteur est fixé sur un berceau suspendu, qui coulisse sur trois tiges verticales munies de ressorts. Son débattement est réglable via trois vis. Complètement serrées, ces dernières bloquent l'action du berceau.

Le berceau moteur suspendu et le moteur Song Na.

La garde au sol du train avant est elle aussi réglable grâce à quatre vis. Autre originalité, la couronne est en deux partie, toutes deux fixées au moyen d'une vis BTR. La première, le moyeu, permet de caler l'axe du moteur. La seconde est la couronne proprement dite. Ce système permet de régler l'entre-dents aux petits oignons, ce qui assure une liberté de transmission extraordinaire.

En deux parties, la couronne permet un réglage très fin de l'entre-dents.

Point beaucoup moins positif, les jantes, en nylon, et leurs énormes moyeux, apparaissent trop épaisses, une fois équipées de pneus, pour entrer dans les ailes sans frotter. Cela gâche tout le travail effectué sur la transmission. Concernant les jantes nylon, nous sommes sceptiques. Certes, selon les Espagnols, toujours en avance sur le reste du monde en matière de slot, ces dernières, plus légères et aussi précisément usinées que leurs homologues alu, vont se généraliser à l'avenir en compétition. En ce qui nous concerne, nous regrettons beaucoup la précision de réglage permise par la fixation BTR des jantes alu. C'est d'autant plus vrai sur cette Pagani, dont les roues entrent au chausse-pied dans les ailes arrière. Deux autres détails choquent. Premièrement, les paliers, qui n'ont qu'une lèvre, peuvent coulisser sur l'axe s'ils ne sont pas bien calés. Le problème ne se pose pas si ce sont les jantes d'origine qui sont installées, car leur moyeu est si épais qu'il fait office de cale. Mais si ce sont des jantes alu qui sont utilisées, alors l'emploi de cales est nécessaire. Bref, cette innovation ne nous semble pas forcément la plus judicieuse qui soit. Autre solution technique discutable, l'adoption d'un guide dont la lame se prolonge inhabituellement loin vers l'avant. Sur piste Carrera, cela a plus tendance à faire desloter la voiture qu'autre chose.

la lame du guide se prolonge très loin vers l'avant.

En résumé, la frénésie d'innovation de MB Slot a poussé la marque italienne à adopter des solutions techniques dont l'efficacité n'est pas toujours évidente. Ce n'est pas forcément le meilleur moyen de bousculer la référence Mosler NSR, qui elle fait confiance à une technologie traditionnelle mais efficace.


Le châssis de la bête. Notez les jantes en nylon.

La cible est manquée
L'essai a été réalisé sur une piste Carrera de 14,32 mètres équipée de branchements club. Le record de la piste est, rappelons-le, détenu en 4"10 par une Porsche 956 KH Slot.it montée en anglewinder. Plus intéressant dans le cadre de notre test, la Mosler (première version, d'origine, avec Shark 22 en transversal) tient sur cette piste son temps de référence en 4"16. Après plusieurs essais, la poignée Parma/NSR est réglée en 25 Ohms, car c'est avec cette valeur que le Song Na se montre le plus agréable à piloter. Après avoir légèrement déserré le berceau moteur, nous plaçons la voiture sur la piste. Premier constat, les pneus d'origine ne sont pas adaptés au grip faible de la piste Carrera. Retour au stand, où ils sont troqués contre des BRM shore 15. Premier tour en 4"51. Prometteur! Le Song Na est très explosif, les accelérations sont brutales mais contrôlables, le frein, lui, est suffisant mais pas extraordinaire. Le comportement routier, par contre, est perfectible: la voiture prend un gros roulis dans les appuis et a tendance à se retourner. Là où la Mosler passe à fond et sans dévier de sa trajectoire, la Pagani doit ralentir. Pas très rassurant pour le pilote. A ce moment-là, après un petit quart d'heure de roulage, il est déjà évident que la Pagani ne sera jamais une tueuse de Mosler. Trop haute, peu saine, elle peine à faire mieux que 4"37, un temps similaire à celui réalisé par les "mauvaises" Slot.it (Sauber C9 entre autres) équipées elles aussi de BRM.

La Pagani est trop haute pour espérer contrer la crêpe de chez NSR.

Afin d'améliorer le comportement en virage et de combattre les à-coups provoqués par le frottement des pneus arrière dans les ailes, nous montons des jantes 17x8 Slot.it. Nous gardons les BRM. C'est mieux, la voiture est plus sécurisante et ses chronos se font plus réguliers. Malgré tout, impossible de descendre en dessous des 4"37. La Zonda, dont le postérieur est volumineux, conserve cette tendance au tonneau, et ce malgré le lest placé devant les roues arrière et derrière le guide. De plus, le roulis tend à la faire desloter dans les virages. Un guide suspendu à la Ninco permettrait sans doute d'endiguer ce phénomène. Désormais résolu à l'idée que cette Pagani ne serait pas la "killeuse" de Mosler annoncée, nous tentons de sauver les meubles en en faisant au moins une voiture agréable à piloter. Ayant constaté que le grip énorme apporté par les pneus BRM provoquait des tonneaux, nous nous résignons à utiliser des pneus Slot.it P5, moins adhérants, que nous montons sur les jantes alu Slot.it évoquées plus haut. Ainsi équipée, la Zonda se montre assez "fun" à piloter. Les virages sont avalés dans un léger survirage très esthétique. L'on craint alors moins de se retourner à tire-larigot. Cerise sur le gâteau, les chronos ne pâtissent que peu du grip inférieur des P5. En effet, le meilleur temps est confortablement fixé en 4"46, soit à moins d'un dixième du meilleur temps réalisé avec les BRM au prix d'efforts de concentration insensés.


La prise de roulis en virage est importante. Pas top pour exploser les chonos.

Conclusion
En désignant pour cible la Mosler NSR, MB Slot s'est montré très ambitieux. Trop ambitieux. La première création du fabricant est certes une bonne voiture, mais elle n'a vraissemblablement pas le potentiel pour aller chatouiller les ténors de la catégorie 1/32. Reste que cette Zonda, moyennant quelques réglages, est une voiture malgré tout performante et intéressante à piloter. Pour les amateurs de supercars, elle est en outre une très jolie reproduction de ce rêve automobile qu'est la Pagani Zonda F.

Grégoire et François Tardin

jeudi 10 janvier 2008

Coffret "1967, Year of Legends" Scalextric

Nous vous avions promis de meilleures photos de la Lotus 49 et de l'Eagle Weslake composant le coffret "1967, Year of Legends" de Scalextric. Les voici, grâce à MRE!

Scalextric C2923A: Coffret "1967, Year of Legends" Lotus 49/Eagle Weslake MRE

François Tardin

Premières nouveautés Ninco 2008

Ninco annonce ses premières nouveautés 2008. Au programme, entre autres, une Porsche 550 Sypder.

Chez Ninco, on débute 2008 par trois redécos et un tout nouveau modèle. NINCO

La gamme "Classic" s'agrandit
Ninco débute 2008 par l'annonce de l'arrivée prochaine de quatre nouveaux modèles. La plus grosse nouveauté, c'est naturellement l'arrivée dans la gamme "Classic" d'un nouveau moule: la Porsche 550 Spyder. Ce modèle sera équipé du moteur NC-8 Thruster, successeur du très apprécié NC-1. Pour le reste, il s'agit de rédécorations. A commencer par une version "Gauloises" (Oups, s'cusez moi m'sieur Evin, je voulais dire "Go!!!!!!!") du Buggy Schlesser. Ce dernier sera équipé d'un nouveau bras de guide au débatement augmenté. Enfin, nous aurons droit à une redécoration de la Mosler (cette fois-ci en version basique) et de la Mégane Trophy. A noter que ces deux derniers modèles seront disponibles à la fois en version analogique et digitale.

François Tardin

mercredi 9 janvier 2008

Essai Mosler MT 900R "Vortrom" Ninco Prorace

Avec sa Mosler MT 900R "Vortrom", Ninco propose bien plus qu'une redécoration. En effet, la belle est totalement équipée Prorace. Essai.

Ninco 50453: Mosler MT 900R "Vortrom"

Mosler espagnole
Ninco nous propose une nouvelle version de sa désormais célèbre Mosler MT 900R. A l'échelle un, cette superbe voiture, sponsorisée par l'entreprise médicale barcelonaise "Vortrom", a concouru dans le championnat d'Espagne en catégorie "Gt Open". Attention toutefois, la petite dernière n'est pas qu'une simple redécoration. C'est un modèle allégé et entièrement équipé de pièces racing.

La Mosler "Vortrom" a concouru dans le championnat GT espagnol. FOTORACING

Full options
Dès l'ouverture de la traditionnelle et imposante boîte cristal, la Mosler "Vortrom" se démarque : présentation sur un socle jaune fluo du plus bel effet et petit flyer (d'assez mauvais goût) précisant que la belle a été cuisinée à la sauce "LIGHTNING Prorace". En effet, ce modèle dispose d'un habitacle allégé (en lexan) qui permet à la carrosserie d'atteindre le poids relativement réduit de 19 grammes. Malgré cet amaigrissement, la robe de la Mosler "Vortrom" n'a pas été laissée pour compte. Les superbes couleurs rouge orangé de la voiture à l'échelle 1 ont été reproduites avec minutie. Le tout est mis en valeur par l'excellent vernis, inhabituellement brillant pour une Ninco. L'aspect très agressif de la bête est renforcé par la teinte légèrement fumée des vitres et par les optiques avant jaune translucide. Côté châssis, tout ce qui se fait de mieux chez Ninco équipe cette Mosler : jantes en aluminium (15 pouces à l'avant, 17 pouces à l'arrière), axes rectifies, transmission Prorace, vis métriques et moteur NC-6. En revanche, le choix d'un guide traditionnel en lieu et place de l'excellent guide suspendu à ressort (équipant généralement les Ninco) étonne. De même, la présence de roulements à billes entourés d'une armature en plastique détonne quelque peu au milieu de cette transmission dont tous les éléments sont composés de métaux nobles.

Grâce à l'habitacle lexan, la carrosserie ne pèse que 19 grammes.

Un petit rodage...
L'essai à proprement parler débute par le démontage de la voiture afin de roder le moteur et la transmission. J'en profite pour retirer l'aimant cylindrique qui se trouve devant le moteur. L'opération de démontage permet également de découvrir en détail le magnifique et inhabituel châssis blanc de cette Mosler "Vortrom". Dès les premières rotations à vide (sous 3 volts) du NC-6, une musique légèrement métallique respirant la puissance se dégage de la transmission. Cette dernière fait preuve d'une liberté sans faille. Au bout de 3 heures de rodage à différents voltages (3, 4.5, 6, 7.5, 9 et enfin 12 volts), la dernière née de chez Ninco est enfin prête à faire plisser le goudron.

Le classieux châssis blanc en plein rodage. Le NC-6 respire la puissance.

... et c'est parti!

Les premiers tours sur la piste d'essai, un Carrera de 14,32 mètres alimenté en 12 volts, sont réalisés sans chrono, le temps de se familiariser avec ce monstre avide de compétition. Le NC-6 frappe immédiatement par sa vigueur et la qualité de ses relances. Il est également très progressif et parvient à faire étalage de toute sa puissance et de son couple quelque que soit le régime. En revanche, il pêche un peu dans le domaine du freinage. Cela n'a cependant rien d'étonnant puisque le NC-6, pourtant reconnu comme un bon freineur, est associé sur ce modèle à une transmission démesurément longue (13/32, soit un rapport de 2,46), ce qui péjore les qualités de freinage de n'importe quel moteur. Il est également évident que les roulements à billes n'aident pas le moteur à arrêter les quelques 85 grammes de la bête. En ce qui concerne le comportement routier, il est d'excellente facture pour une voiture "de boîte". La Mosler suit le rail à allure soutenue en ne faisant que peu d'écarts. Mais, lorsque l'arrière vient à décrocher, il est déjà trop tard pour essayer de le rattraper. Afin de rendre le comportement plus logique, je desserre les deux vis avant de 3 tours et remplace la vis arrière par une métrique MB Slot, qui laisse plus de liberté au châssis que la vis d'origine. Ainsi réglée, la Mosler est prête à affronter "mon" juge de paix : 200 tours chronométrés divisés en quatre sessions de cinquante tours.

La transmission est équipée Prorace. Notez les inutiles roulements à billes.

Avant la première session, les pneus arrières sont enduits d'essence pour briquet Zippo puis nettoyés au scotch à habits. Ils bénéficieront également du nettoyage au scotch à habits pour les trois autres sessions. Le but de ce modus operandi est de simuler une course sprint sur une piste quatre voies comme on en rencontre souvent en compétition. Les tours qui suivent l'extinction des feux de la première session s'enchaînent sans problème. Les temps au tour se situent entre 4"60 et 4"70, ce qui représente une performance de qualité sur cette piste dont le record est détenu en 4"10 par une Porsche 956 KH Slot.it montée en anglewinder (détails de la préparation et de l'essai ici). Malheureusement les choses se gâtent assez rapidement puisqu'au bout d'une dizaine de tours les pneus perdent peu à peu leur grip et, au milieu de la session, les temps sont à deux doigts de dépasser la barre des 5 secondes au tour. La Mosler survire beaucoup et il devient de plus en plus difficile de la maintenir sur la piste. Le problème du freinage dont j'ai parlé précédemment devient de plus en plus gênant car on ne peut plus prendre les virages dans l'élan de la ligne droite, ce qui pousse à freiner presque un mètre avant le virage. A une vingtaine de tours de la fin de la session, les pneus retrouvent comme par miracle un peu de grip, la Mosler se remet en ligne plus facilement. Les 50 tours sont finalement bouclés en 3'55"66, ce qui représente une moyenne de 4"71 au tour avec un meilleur temps au début de la session en 4"62.

Agressive à souhait avec ses vitres fumées et ses phares jaune translucide.

Grâce au nettoyage au scotch à habits, les premiers tours des deuxièmes et troisièmes sessions sont accomplis dans de très bons temps (les meilleurs temps sont établis respectivement en 4"60 et 4"67). Cependant, le phénomène de perte de grip est encore plus accentué que dans la première manche, ce qui explique la relativement médiocre moyenne sur ces deux sessions (4"79). Paradoxalement, le comportement devient plus facile à saisir et assez agréable. La Mosler glisse pas mal en sortie de virage et il faut attendre d'avoir atteint une portion de ligne droite pour faire hurler le NC-6. Une fois que ces réflexes sont acquis, il est possible d'enchaîner de nombreux tours dans des temps très réguliers (aux alentours de 4"80).

Au fil des tours, les pneus perdent leur efficacité et le survirage s'accentue.

Au début de la quatrième session, la surface lisse et brillante des pneus Prorace a disparu. Ils offrent désormais une meilleure adhérence, particulièrement juste après l'usuel nettoyage, puisque le meilleur temps absolu des quatre sessions sera réalisé dans cette dernière session (4"48). Les 50 tours sont finalement bouclés à la moyenne de 4"71 au tour (identique à la première session). Sur les 200 tours, le temps total s'élève à 15'50"83, soit une moyenne de 4"75 au tour. C'est tout à fait honorable mais il semble évident que ce qui nuit le plus à la performance de cette MoslerProrace, ce sont ses pneus. Ils ne sont en effet pas adaptés à une piste à grip dit "faible" comme la Carrera Evolution. En comparaison, sur 200 tours, notre "Vortrom" rend presque une minute à la Honda NSX Ninco équipée de gommes Slot.it P5 qui a servi à faire le comparatif entre les P3 et les nouveaux P5 (retrouvez le comparatif ici). Pourtant, la dernière venue de chez Ninco semble mieux équilibrée (non lestée) que la NSX de la même marque. Un comparatif de ces deux voitures (testées avec des gommes équivalentes) permettant de mieux les situer l'une par rapport à l'autre fera bientôt son apparition sur SlotracingPlanet.

Les pneus Prorace ne sont pas adaptés au faible grip d'une piste Carrera.

Conclusion
Pour environ 10 Euros de plus qu'une Ninco de base (cette "Vortrom" est vendue 53,90 Euros chez ADSlot), vous avez un véritable avion de chasse entre les mains. Dommage que ses pneus Prorace ne lui permettent pas de démontrer son plein potentiel sur piste Carrera. Car équipée de pneus adaptés, nul doute que la référence Mosler NSR ne serait pas loin.

Grégoire Tardin

mardi 8 janvier 2008

Courage C60 Le Mans 2003 Hobby Slot Racing: oh la belle bleue!

On l'attendait depuis longtemps, voici enfin la première version décorée de la Courage C60 du fabricant espagnol Hobby Slot Racing!

Cette première décoration figure la belle livrée bleue qu'arborait la Courage C60 lors des 24 heures du Mans 2003. Engagée en catégorie LMP900 et pilotée par Jean-Marc Gounon, Stéphane Grégoire et Jonathan Cochet, la voiture avait terminé septième de la course devant les deux Pescarolo-Peugeot, qui pourtant utilisaient le même châssis qu'elle. Mais c'était avant que Pescarolo ne devienne une grosse équipe défiant les armadas officielles.

Hobby Slot Racing 40004: Courage C60 24 heures du Mans 2003 FOROSLOT

Evolutions discutables
Hobby Slot Racing a retravaillé sa copie depuis la C60 dépourvue de décoration sortie l'année dernière. La marque annonce principalement l'arrivée d'un châssis rigidifié. Un choix qui semble étrange puisqu'il risque de rendre l'auto plus pointue à piloter, notamment sur les pistes bosselées. On notera aussi que les jantes sont désormais en plastique, et non plus en aluminium comme sur la première version commercialisée. Pas bien! Mais ne boudons pas notre plaisir, la tampographie de ce modèle est superbe et, dit-on en Espagne où la voiture est déjà disponible, très proprement appliquée.

François Tardin

Coffret Lotus 49 et Eagle Weslake Scalextric

Ce sera l'une des nouveautés incontournables de l'année slot 2008, voici les toutes premières photos du coffret Lotus 49/Eagle Weslake, promis par Scalextric pour le deuxième trimestre.

Scalextric C2923A: Coffret "1967, Year of Legends" Lotus 49/Eagle Weslake MRE

Year of Legends
Nous vous l'annoncions il y a de cela un peu plus de deux semaines, Scalextric propose à son nouveau catalogue un coffret
"Year of Legends" regroupant deux des principales animatrices de la saison de F1 1967: la Lotus 49 et l'Eagle Weslake. Annoncées pour le second trimestre 2008, les deux F1 sont en cours de finalisation dans les ateliers Hornby. Les responsables du célèbre magasin anglais "MRE", à l'occasion de leur traditionnelle visite de début d'année dans les locaux du géant sino-britannique, ont pu shooter en exclusivité ces deux craquants cigares roulants. De meilleures photos devraient être publiées en fin de semaine.

Les premiers clichés de MRE laissent augurer un produit des plus réussis. MRE

François Tardin

dimanche 6 janvier 2008

Préparation BMW M1 Fly

Une M1 Fly, c'est superbe. Oui mais ça se traîne. Qu'à cela ne tienne, moyennant une prépa dont SlotracingPlanet à le secret, cette M1 démontre une toute autre facette de sa personnalité.

Sortie de l'imagination du talentueux Giugiaro, la BMW M1, diva créée en 1979 par la firme à l'hélice, a été fidèlement reproduite par Fly . Ses proportions ont été parfaitement respectées par le fabricant espagnol. Posée sur la piste, elle impressionne avec ses airs d'avion furtif. De conception classique, la M1 Fly repose sur un châssis assez plat dans lequel est monté un moteur placé à l'arrière en "sidewinder". Elle est entraînée par des gommes relativement larges et une transmission au rapport classique de 36/11. Au vu de cette conception, on espérait avoir à faire à une auto relativement saine une fois l'aimant retiré, mais hélas non. Il y a un loup dans ce fichu châssis: manque de grip, aucune tenue de route, moteur poussif, deslotages systématiques. Bref, très difficile de boucler un tour sans le petit morceau de ferrite. Pour pouvoir profiter de la belle sur la piste sans s'arracher les cheveux, il va y avoir un peu de travail.

La BMW M1 Fly, une diva qui ne demande qu'à s'exprimer!

Inserts faits maison

Pour préparer notre M1, que du classique: axes et autre couronnes NSR sont toujours disponibles sur l'établi. Reste simplement à ouvrir la bête.
Mais avant, je veux m'attaquer à l'esthétique de l'auto. En effet, je veux garder les jantes d'origine. Pour cela, je les ai meulées et coupées sur l'épaisseur pour pouvoir les entrer en force dans les jantes NSR. Cela demande un peu de temps car il faut être attentif et ne pas enlever trop de matière, mais le jeu en vaut la chandelle: les jantes obtenues sont efficaces et belles.

Les inserts réalistes sont issus des jantes d'origine.

A la sauce NSR
Vient ensuite la préparation du châssis à proprement parler. Je commence par remplacer le moteur d'origine par un ancien Slot.it cage noire, dont je ne connais pas précisément les caractéristiques. Mais pas de souci, il se montre largement assez puissant pour mouvoir la M1.
Le guide est remplacé par un équivalent Ninco suspendu, ce qui demande un léger rabotage du puits de guide, mais rien de trop fastidieux. J'ai mis en place 4 grammes de lest répartis entre l'avant et le centre du châssis.

Les trains roulants proviennent de chez NSR, le moteur de chez Slot.it.

Puis graissage et huilage
habituels après avoir mis en place les trains roulants NSR (axes, pignon et couronne). Les pneus d'origine étant trop durs, je les ai remplacés par des NSR UltraGrip, qui s'avèrent super efficaces. Le seul petit bémol de la prépa, c'est la fragilité de l'arrière du châssis. En effet, j'ai voulu tester des paliers Sloting Plus, mais ces derniers étant un peu trop épais, le châssis s'est légèrement fissuré. J'ai alors comblé l'espace derrière le moteur par de la tige plastique renforcée à la cyano. Rigidité garantie! Maintenant, le châssis est incassable!

Fragile, l'arrière du châssis est renforcé à la tige plastique et à la cyano.

Gare aux sorties de virage

Après une série de longs runs, je ne peux que constater la réussite de cette préparation
. L'auto est saine, il faut juste se méfier des remises de gaz trop violentes en sortie de virage. Les grandes courbes sont prises en glisse sans problème, et les lignes droites sont avalées d'un trait (pas mal ce moteur Slot.it!). J'ai essayé d'attaquer "velu" en fin de test, histoire de vraiment voir ce qu'elle pouvait donner, mais le résultat escompté n'était pas là. L'auto a vraiment besoin d'espace en courbe pour s'exprimer et il lui faut de la place en sortie de virage. Or ma piste, assez étroite, ne possède pas la largeur nécessaire pour permettre ce genre de figures. On se retrouve très vite soit dans le rail, soit dans le flocage.

Belle, et maintenant efficace: notre M1 Fly est prête à taquiner le chrono.

Conclusion
Cette M1 préparée force à piloter propre, et de façon plus académique que lors de grosses arsouilles. C'est un régal de s'appliquer à freiner au bon moment, de glisser juste ce qu'il faut et de tordre la Parma à l'instant approprié. En résumé, je conseille à tous ceux qui, comme moi, apprécient la beauté de ce coupé bavarois, de lui ouvrir les entrailles et de lui offrir une microchirurgie bien méritée. Par contre, ne touchez pas à sa plastique. Malgré son âge elle n'en a pas besoin!

Mehdi Âkla